Noon’s devil

Parfois je me laisse aller à mon imagination, je m’imagine que je suis l’un des mes personnages de roman, que je vis de formidables aventures qui, bien qu’éprouvantes, ne laisseront que des séquelles très limitées. Je rêve que je rencontre l’homme parfait, avec qui je consrtuit une relation parfaite.

J’essaye de vivre sans les contrariétés, les douleurs, les déceptions, les humiliations de la vie de tous les jours.

J’essaye de vivre, sans vivre.

Généralement, c’est àa ce moment là qu’il y a quelqu’un qui me fait remarquer qu’on souffre tous, que tout le monde a été blessé un jour ou l’autre, que c’est la vie et que c’est comme ça qu’on se construit, etc. etc. Peut-être bien.

Reste que j’en ai très souvent marre de me rendre compte qu’à la grande loterie de la vie, j’ai pas exactement tiré le ticket gagnant et qu’en plus, j’enchaîne pas mal les conneries.

Alors ce serait bien, juste une fois de temps en temps, qu’on me facilite les choses. Qu’on arrête de se focaliser sur le négatif , de me mettre mes défauts en pleine tête et mes erreurs dans les dents, parce que je les connais.

Ce serais bien si, d’un coup de baguette magique, tout ce bordel pouvait devenir très simple et très agréable au lieu d’être complexe et emmerdant.

Et si c’est vraiment trop demander, j’aimerais qu’on limite le nombre de péripéties entre la situation initale et le dénouement à 3. Moins si vous voulez, mais pas plus.

C’est peut-être pour cela que l’écriture m’est un tel soulagement. C’est si facile, avec un stylo à la main, de tout mettre à plat, de réfléchir, de concrétiser ces pensées entremêlées qui nous mettent mal sans qu’on comprenne réellement pourquoi.

Si aisé de s’inventer un monde, une histoire, une famille, et même, si on veut, un château, un ami elfe sybilin et  un ami nain grognon, un ogre de compagnie ou une Méduse en cage.

C’est pour aussi la raison, sûrement, pour laquelle aucun texte ne retient mon attention. Aucun des miens, du moins ; je saute d’une fiction à l’autre, d’univers en univers sans un développer un seul. pourquoi s’échapper d’une vie trop figée si c’est pour se figer dans une autre?…

Mais je vais me faire violence, promis. J’ai eu une petite avalanche de compliments ces derniers temps – extrêmement gênante, parce que je ne sais plus quoi répondre et que je rougis comme une tomate! – et je ne veux pas décevoir mon lectorat réduit mais fidèle.

On est donc partis pour de nouvelles aventures!

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Cette entrée a été publiée dans psy.

4 commentaires sur “Noon’s devil

  1. Daniel dit :

    Je crois en toi, Alice ! depuis que je te connais, je crois en toi…

  2. PLANTEVIN S dit :

    Je t’ai lue attentivement Alice. Tu es une écrivaine, alors boucle-le ce projet! Ecrire quelques lignes c’est sympa et facile. En écrire 200, c’est beaucoup plus dur, mais c’est ton boulot désormais! Nous aussi on a besoin de rêver, on y arrive, un peu grâce à toi… Merci.
    Salut.

    • Alice dit :

      Merci à toi! Et à vous tous…

      C’est clair que c’est très dur de faire quelque chose de construit, et mon perfectionnisme n’arrange rien!

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