Épanouissement personnel, épanouissement artistique

L’homme avec qui je vis fais partie de ces personnes pour qui il est naturel de dissocier toutes les parties de sa vie.

Il a son travail, sa vie avec moi, et ses projets artistiques – qui sont à peu près aussi nombreux que les miens, quoi que dans des domaines différents.  Ces trois parties de son existence ne se téléscopent pas ; certes, il doit partager son temps entre elles, mais elles n’ont qu’assez peu d’influence les unes sur les autres. Si ça ne va pas au travail ou à la maison, il arrive quand même à composer un morceaux, à prendre des photos ou à peindre une toile.

C’est assez rageant car je ne fonctionne pas du tout de cette manière: moi, si je ne m’épanouis pas, je ne m’épanouis nulle part. Mode de fonctionnement à la fois paradoxal et pourtant très logique: si j’ai commencé à écrire, c’était avant tout pour sortir tout le mal que je ressentais en moi et autour de moi – et pourtant, j’ai commencé l’année où je suis partie en internat, c’est-à-dire l’année et j’ai entrevue que je pouvais me sentir mieux, que ma vie pouvait me sourire.

Bref, tout cela pour dire qu’actuellement, mon emploi ne me plaît pas. Je travaille dans une entreprise en très mauvaise santé financière, où il n’y a ni communication ni organisation digne de ce nom, et où on m’a embauchée sans me parler des dettes de la boîte ni du fait que je n’évoluerais sans doute jamais – et donc que je serais cantonnée au rôle de larbin de base.

De même, mon précédent job était ennuyeux au possible, quoi que tout de même plus bénéfique pour mon estime de moi-même.

Deux postes qui se sont succédés où, malgré le temps libre qu’ils me laissaient, j’ai eu une productivité en matière d’écriture qui approchait le néant.

Si je suis malheureuse dans l’une des facettes de ma vie, cela plombe également les autres. Peut-être devrais-je y travailler, compartimenter les différents aspects de moi-même afin que si l’un d’entre eux stagne, les autres continuent leur petit bonhomme de chemin… Mais je n’y arrive pas.

J’espère donc que mon prochain poste – car oui, j’ai rendu mon tablier et je suis impatiente que mon préavis touche à sa fin – sera bien celui que je crois. Car enfin, je m’épanouirais professionnellement, et ce sera « tout bénèf » pour Demi-fée!

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9 commentaires sur “Épanouissement personnel, épanouissement artistique

  1. Mon homme est pareil et je pense que c’est justement ça : ce sont des hommes. Ils fonctionnent ainsi. Ça ne va pas d’un côté mais ça va de l’autre. Nous, on ne peut pas. Trop émotives… Pas très féministe tout ça mais vrai !

    • Alice dit :

      C’est sans doute ça… D’ailleurs ma théorie s’est vérifiée hier: journée très productive niveau écriture après que j’aie donné ma démission de mon poste où je ne me plaît pas et que j’aie signé mon contrat pour mon futur job. Je vais essayer de continuer sur la même lancée!

  2. Barbara dit :

    Oui, ce n’est vraiment pas évident ! Je n’ai jamais autant envie d’écrire que… lorsque je suis débordée professionnellement ! Et c’est « proche du néant » lorsque j’ai un peu de temps libre : va comprendre >< à côté de ça; bien-sûr, plus j'écris, moins je passe de temps avec mon homme, bref… j'espère que tout cela se régule avec l'âge !

    • Alice dit :

      Tu crois que c’est comme l’adolescence, qu’on finit par devenir moins « déséquilibré »?

      Apparemment, contrairement à ce que pensait Charlotte, ce n’est pas le fait d’être un homme ou une femme qui joue puisque Jo Ann et toi fonctionnez à l’inverse de Charlotte et moi…

  3. J’avoue, j’ai moi-même des difficultés à écrire ou à pondre quelque chose de valide à mes yeux quand quelque chose me préoccupe… A la mort de ma soeur par exemple, je suis resté près d’un an sans pouvoir écrire ou dessiner. Dans le cadre de l’écriture, je pense que celle-ci est liée à l’état d’esprit de l’auteur… En revanche, quand je suis dans l’état d’esprit idéal, je peux enquiller les textes et les corrections sans souci.

  4. Charlotte dit :

    Peut-être est-ce une question d’émotion, de sensibilité ?

  5. Estelle V. dit :

    Moi aussi, j’ai beaucoup de mal à écrire lorsque cela ne se passe pas bien au boulot. Et, comme toi (enfin, plus maintenant j’imagine), le travail que je fais n’est ni valorisant ni épanouissant. Alors j’espère que je finirai moi aussi à trouver un autre job parce que là, ça devient vraiment grave…

    • Alice dit :

      :/ Dans ce genre de cas, la seule chose à faire, c’est de passer un maximum d’entretiens d’embauche, mais encore faut-il les décrocher…

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