La schizophrénie de l’auteur

Le terme schizophrénie vient du grec skhizô, « je divise » et « phrên », esprit. La majorité des cas apparaissent entre 15 et 35 ans.

Quel est le rapport avec la choucroute, me demanderez-vous? Pas de panique, je vous explique tout.

La vérité, c’est que je ne suis pas toute seule dans ma tête.

Il y a d’abord moi (cf ma photo de couverture sur ce blog, j’aime bien cette image de « moi » plutôt flatteuse!), c’est assez évident. Et puis il y a mes personnages. Aintza, Aonghas, Navid, Hjalmar, Elof, ou encore Clémence et Aiakos, pour ceux dont vous avez le plus entendu parler. Quelques autres plus discrets, comme Shaïn, Sinead ou Brinan. Il y a aussi mon Imagination, qui je vous l’assure, a une voix bien à elle… Sans doute celle qui parle le plus fort, d’ailleurs.  Bref, pour loger tout ce petit monde et que ça se passe bien, il a fallu créer quelques HLM et s’assurer que la cohabitation se passerait en bonne intelligence. C’est là qu’on se retrouve avec l’esprit un peu divisé.

Et là, surpriiiiiiiise : j’ai commencé à écrire vraiment, sérieusement, à 15 ans. Conïncidence? Je ne crois pas.

Quand on voit tous ces éléments qui se recoupent, il n’y a pas à dire, on commence à avoir des doutes, et quand on jette un œil aux symptômes de la schizophrénie, alors là, le doute n’est plus permis.

Les symptômes dits « positifs », liés au délire : idées délirantes de persécution, hallucinations auditives, angoisses de transformations corporelles, crises d’agitation.

Voyons voir…

Persécutions: check (Coucou, Aintza, Shaïn, on parle de vous!)

Hallucinations auditives: check (Aonghas, es-tu là?)

Angoisses de transformations corporelles: check (Non Aiakos, pas besoin de t’approcher… Nan vraiment…)

Crises d’agitation: check (Alice, c’est pour… Ah bah oui. C’est pour moi.)

Les symptômes dits « négatifs », liés à une baisse des capacités physiques et psychiques : une tendance au repli sur soi et au retrait social pour se réfugier dans un monde intérieur.

Ça y est, vous commencez à me croire, là?
Bon, je suis donc schizophrène. Moi je veux bien, d’ailleurs on peut sans doute appliquer cette déduction à un certain nombre de personne de ma connaissance. Moi, ce qui m’embête un peu, c’est qu’il paraît que c’est grave, la schizophrénie. Et dans mon cas, c’est incurable. Mon psy est formel: aucun traitement n’existe, je vais devoir composer toute ma vie avec Aintza, Shaïn et les autres. Et surtout, surtout, avec mon imagination. Pauvre de moi!

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4 commentaires sur “La schizophrénie de l’auteur

  1. il n’y a pas de frontières définitives entre le normal et le fou, le pathologique, c’est juste une question de… degré. 😉
    On abrite tous en nous des germes des graines de folie car la folie est humaine, simplement.

    • Alice dit :

      Parole de ma psy: « Vous écrivez? Et ça vous fait du bien? Mais c’est formidable ça! Ça s’appelle la sublimation! »

      J’arrive donc à faire quelque chose de joli (tout est relatif) en partant de ma folie. Pour le moment, ça suffit à mon épanouissement! 😉

      • Nous sommes tous de « grands fous » ou de « grandes folles » ;)) par ex, on peut imaginer qu’un chirurgien sublime de manière constructive ses pulsions sadiques gniark gniark gniark 😉

  2. […] a évoqué les éléments qui lui ont mis la puce à l’oreille, et je me suis rendu compte que mon article sur la schizophrénie de l’auteur n’était pas si délirant que […]

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