Contrastes et paradoxes

Nous logeons en plein quartier des ferrailleurs. Levés à midi passé après avoir épongé la fatigue du voyage, nous partons donc pour notre expédition de la journée cernés par des moteurs, des boîtes de vitesses et de vieux véhicules entassés sur les trottoirs et dans les boutiques. Entre deux éléments métalliques s’intercalent plantes, arbres et petits bassins d’agrément. Les trottoirs sont les jardins de chacun.

Nous cherchons à rejoindre le fleuve, mais nous sommes vite perdus. Un rabatteur atteint son but et parvient à nous vendre, trop cher, un tuc-tuc qui nous emmènera au mauvais endroit.

Rien de très grave, nous continuons à pieds et découvrons les merveilles cachées de cette ville démesurée. Ainsi, au coeur d’une foule pressée, grouillante, épuisante, une impasse abrite une oasis de calme et de sérénité, un petit autel où le bruit de l’eau est presque le seul à se faire entendre.

Nous découvrons enfin l’embarcadère d’où partent les balades sur les khlongs, les canaux de l’Ouest de Bangkok où l’on peut constater les contrastes entre les niveaux de vie des locaux. Là, des belles villas, qui seraient déjà respectables en France, côtoient les constructions de bric et de broc, planches, palettes, tôles, vieilles affiches publicitaires, qui sont les lieux d’habitation d’une grande partie de la population.

Au détour des canaux, on croise également des temples magnifiques et leurs moines vêtus de couleurs chatoyantes, des Thaïs qui se baignent dans les eaux troubles sans se soucier des déchets qui y flottent, et parfois un caïman qui nage paresseusement.

Après la balade, un nouveau tuc-tuc – dont nous négocions le tarif, cette fois! – nous conduit au Pak Khlongs Market, magnifique marché aux fleurs où les odeurs entêtantes de jasmin, lotus, rose, ajoutent à la beauté du lieu et des couleurs. Certains en profitent pour se reposer…

Retour à pied – un peu long pour mes pauvres épaules qui portent notre fils depuis plusieurs heures – jusqu’à la guest house en passant par le quartier chinois. L’occasion de photographier un autre paradoxe, où comment des gens qui vivent entre quatre planches peuvent s’offrir des voitures… Plutôt pas mal.

Enfin rentrés, nous dégustons  jus de fruits frais, brochettes de viandeet nouilles sautées grapillés sur le chemin, en profitant de la climatisation qui nous rafraîchit après cette nouvelle journée de moiteur.

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