Nouvelles du front

Eh non, je ne suis pas morte!

Ça vous surprend, n’est-ce pas? Il faut dire que ces derniers temps, j’ai été un peu absente. Ce n’était pas vraiment le moment, puisque j’ai disparu peu après la publications dArimaspes, dont les ventes marchent plutôt bien, au demeurant. Pas tip-top pour la promo, j’admets. En même temps, j’ai une excuse en or… Démonstration en image :

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Mon livre est donc sorti le 22 Avril, et le 29 mai suivant, j’accouchais de mon fils. Depuis, vous vous en doutez, j’ai été plutôt bien occupée, et l’écriture de la suite en a souffert… Pourtant, je vous assure j’y travaille!

Il faut dire également que suite à  ma grossesse, j’ai renoué avec une passion « de jeunesse » (pas que je sois très vieille, mais ça faisait un bout de temps…) : le tricot ! Ça a fait beaucoup rire mes cousins, qui m’ont appelée « Mamie Alice » pendant toute la veillée de Noël 2012 parce que je tricotait une gigoteuse. Que je n’aurais jamais utilisée, finalement, puisque je n’ai jamais posé les boutons, que la doublure en tissu est ratée et qu’elle tient vraiment trop chaud. Et puis parce qu’on m’en a donné deux qui sont très bien.

Bref, j’ai été très occupée à finir mes projets de layette entamés avant la date programmée pour la césarienne. Et depuis que je fais autre chose que des écharpes, je ne peux plus m’en passer! Et je me suis lancée dans le tricot pour les grands, ce qui fait le bonheur de mon homme.

Tout ça pour dire que, sans vous soûler avec mon tricot, j’ai plusieurs projets en tête, et pas seulement pour l’écriture… Et la fin du congé maternité est pour le 27 août, donc je vais continuer à être un peu absente, malheureusement… Mais je suis toujours là, et Arimaspes 2 est toujours au programme!

Une playlist pour me faire pardonner!

Hello tout le monde, comment allez-vous? Un petit moral? L’hiver qui n’en finit pas? Je vous comprends, mais hauts les coeurs, le Soleil revient! (Doucement, mais sûrement…)

Par ici, c’est la calme plat, comme vous l’avez sans doute remarqué. Je dois admettre que je n’ai pas été une hyper active de l’écriture ces derniers temps, même si j’ai terminé les corrections d’Arimaspes.

J’ai un peu plus bossé du côté d’[Espaces Comprises], et je me suis remise à la lecture qui en prenait u coup ces derniers temps… J’ai lu la trilogie de l’Empire Ultime, de Brandon Sanderson, Et pour quelques gigahertz de plus, d’Ophélie Bruneau, Feed 2 : Deadline de Mira Grant, Succubus Blues de Richelle Mead, et j’ai encore Du début à la fin de Kanata Nash, Genesis de Bernard Beckett, et plein d’autres qui m’attendent… Bref, j’ai fais remonter en flèche mon quota de lecture-plaisir, sans prise de tête.

Mais bon, en parallèle, je n’oublie pas « le boulot » et je me consacre à mes recherches et à mon plan pour Arimaspes 2 (peut-être Arimaspes – Lignage). J’ai commencé l’écriture proprement dite aujourd’hui et j’ai aligné 3600 signes espaces comprises – pas une mince affaire pour moi, mais j’avais commencé sous forme manuscrite et j’ai donc pu peaufiner l’ouverture de cette suite/préquelle.

J’ai dans mes documents-trame un arbre généalogique qui me pose problème, en raison de deux branches que j’hésite à retirer. Tout dépendra, je pense, de la fin de Lignage. Je verrais alors si ces deux branches sont utiles ou non.

En attendant de plus amples nouvelles, je partage avec vous ma playlist d’écriture sur Youtube!

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Rester cohérent, ou l’ingrate tâche d’écrire une suite

Arimaspes doit être publié dans le courant du premier trimestre 2013. Alors, pour tout vous dire, mon arrêt maladie est bienvenu (façon de parler hein) car il me laisse le temps de m’atteler sérieusement à mes corrections, que je pensais pouvoir envoyer hier soir à mon éditeur. « À quelque chose, malheur est bon », commme on dit. Oui mais voilà, il est aussi prévu que j’écrive une suite, et plus j’y réfléchis, plus je me dis que je dois faire attention à ce que j’ai écrit dans le premier tome…

Le tome 2, si tout roule comme je veux et si le projet plaît à mon éditeur, nous parlera un peu plus des origines des Aris (évidemment) mais aussi de Clémence, l’héroïne du premier tome. Mes bêta-lecteurs vous confirmeront sans doute que cette jeune médecin légiste a… disons de sérieux problèmes à régler avec elle-même. Dans cette cinquième version du texte, j’ai donc trois objectifs:

  1. Tenir compte des quelques remarques de mon éditeur, qui ne pourront qu’améliorer le texte
  2. Préparer le terrain pour le tome 2
  3. Essayer d’améliorer les points qui me laissaient insatisfaite (même si les lecteurs n’ont pas tous été du même avis) à savoir le suspense concernant le dénouement et le teasing du lecteur concernant « ce qui cloche » chez Clémence. Ce dernier point rejoignant d’ailleurs mon deuxième objectif.

Le souci,  c’est que si je veux préparer mes lecteurs pour un tome 2, il faut que je sois certaine de ne pas écrire de bêtises. Déjà qu’être cohérent au sein d’un même livre est un véritable challenge…

L’Histoire des Arimaspes (avec un grand « H ») doit donc être revue de fond en comble, mais il faut aussi que je m’attaque sérieusement à une trame pour le second tome… Afin que les indices que je sème soient en phase avec l’intrigue.

Les interrogations de mes divers lecteurs m’ont fort heureusement bien aidée en me fournissant les premières pistes, mais je crois que finalement, ce sera la méthode du Flocon qui me permettra le mieux d’avoir un plan clair et une action organisée.

Je n’ai pas du tout de boulot, ce n’est pas vrai!

On n’avance jamais seul

Je n’ai pas forcément pour habitude de rédiger des articles de ce genre ; trouver les mots justes pour remercier tous ceux qui le méritent est un exercice difficile, et j’ai peur de ne pas me montrer à la hauteur de la tâche.

Il y a deux jours, j’ai publié un article « bilan » ; petite tradition de fin d’année à laquelle je me plie d’habitude sans plaisir, mais qui m’a satisfaite, pour une fois… Car l’année 2012 a été très riche. La publication de cet article m’a amené 117 visites pour 36 visiteurs uniques, contre environ une quinzaine de visites pour 5 à 10 visiteurs uniques les jours calmes et sans publication.

D’accord, par rapport à ce qu’on peut voir sur la blogosphère, ça peut sembler n’être rien. Mais pour moi, c’est énorme. Ça signifie, tout d’abord, qu’il y a une petite dizaine de personnes, sur cette planète, qui est suffisamment intéressée par ce que je fais pour venir faire un tour par ici tous les jours, même s’il n’y a rien de nouveau, juste pour jeter un œil, relire des articles, cliquer sur les liens, etc. Il y a également quelques personnes qui n’avaient jusque-là jamais entendu parler de moi et qui ont tapé une recherche les ayant amenés ici – et j’espère sincèrement qu’ils y ont trouvé ce qu’ils cherchaient.

Cela montre, aussi, que mon actualité fait tripler mes visites (note pour moi-même: cette année, essayer d’être plus régulière dans mes publications) et que ce que je raconte est donc intéressant, au moins pour une sphère restreinte.

Tout ça, je savais que c’était important pour moi. Que j’aimais les échanges, les contacts, les rencontres qui avaient lieu chaque jour sur le net. Les gens que je retrouve régulièrement et qui ont toujours des remarques intéressantes à me faire. Mais je n’ai réalisé que récemment quel effet cela avait eu sur moi.

Je vous replace le contexte, histoire que vous compreniez : il y a deux semaines, passage dans une grande enseigne culturelle – oui, je voulais encore m’acheter des livres -. Mon homme m’abandonne dans mon rayon et va faire un tour ailleurs, il sait que je suis longue à faire mon choix et assez difficile, autant qu’il aille voir de son côté ce qui l’intéresse. Finalement, je ne trouve rien qui me satisfasse et je le retrouve au rayon ésotérisme, en train de discuter avec le représentant d’une petite maison d’édition, venu faire la promotion de leurs ouvrages. Je les laisse discuter du livre dont ils parlaient – un ouvrage de numérologie – mais le commercial, connaissant bien son métier, essaye de m’inclure dans la conversation. Il me dit « tenez, on va faire un test avec votre prénom, mademoiselle, comment vous appelez-vous? « Alice » commençant par la lettre « A » et celle-ci étant lié, en numérologie, au nombre 1, nous allons à la page concernée. Il s’avère que le nombre 1 est associé au rayonnement, à l’affirmation de soi, entre autres. Le commercial me demande si effectivement, je suis quelqu’un qui sait s’affirmer – ou qui, au contraire, ne l’ose pas – et je bredouille une réponse vague. Là, le commercial commence à se dire qu’effectivement, il serait bon que j’apprenne à m’imposer un peu. On voit qu’il ne me connaît vraiment pas bien, mais passons.

Un peu lassée par le commercial qui ne voulait plus nous lâcher, je décide de faire dévier la conversation vers un milieu qui m’intéresse plus spécifiquement, je vous le donne en mille : l’édition. Je prends un livre sur la table, lis le nom de la maison et lui pose quelques questions. Étonné, l’homme répond gentiment, puis me demande si je m’y connais un peu. Il se trouve que oui, c’est mon domaine. « Ah, et qu’est-ce que vous faites exactement? » et là je lui parle de mon blog, de mes textes, de ma publication prochaine, mais aussi d'[Espaces Comprises] et de mon DUT avorté. L’homme est impressionné, en revient à sa numérologie, me dit que je me mets à rayonner, dès que je parle de ce que je fais. Grand sourire de ma part.

Quel est le rapport, me demanderez-vous, entre ce représentant, au demeurant fort sympathique, et vous, lecteurs ? C’est bien simple, à l’époque de la création de mon blog, il ne me serait jamais venu à l’idée de dire à un parfait inconnu que j’écrivais – et encore moins d’affirmer, dans mon immense vanité, que j’avais « participé à créer un site de conseil aux auteurs » -. Je n’étais pas assez sûre de moi, pas assez sûre de mon intérêt, de ma valeur, en quelque sorte, pour dire ça. J’aurais eu peur qu’on se moque de moi, qu’on me prenne pour une ado rêveuse – ce qui n’était pas faux, et est d’ailleurs toujours un peu vrai – et qu’au final, je me ridiculise. Désormais, j’ose.

Il y a sans doute des gens pour se dire que je prends mes rêves pour des réalités et que je vise trop haut pour ma propre envergure. Peut-être ont-ils raison. Mais peu m’importe : il y a dix personnes sur cette planète qui sont suffisamment intéressées par ce que je raconte pour y prêter attention, et rêver avec moi.

Alors merci. Merci de me suivre, de me lire, de m’accorder un peu de votre attention. Merci de m’avoir fait grandir et évoluer, en tant qu’auteur mais aussi en tant que personne. Je sais où je vais et c’est grâce à vous, et je ne vois pas comment je pourrais vous le dire autrement. Sur le chemin qui mène des poèmes d’ado aux textes d’un auteur adulte, vous m’avez tenu la main, et j’espère pouvoir vous le rendre un jour.

Première soumission… et sans doute première publication!

Il y a deux semaines, je vous parlais de ma première soumission de tapuscrit à un éditeur.

La petite taille et la jeunesse de la structure aidant, j’ai déjà une réponse (Oui, je sais, c’était rapide. Ça ne m’a pas empêchée de me ronger les ongles tout du long.) et une réponse plaisante!

Lilian, fondateur des éditions L’ivre-book, m’a envoyé un e-mail pour me faire part de ses premières remarques sur mon texte. Nous nous téléphonerons pour approfondir la question, mais voici quelques extraits choisis, et mon avis sur la question :

« Au niveau de la forme : bien écrit, simple, clair, impeccable. » C’était le passage où je me jette des fleurs.

« Sur le fond : l’histoire est bonne et intéressante. […] Pour ma part, je n’ai pas trouvé que le suspens était exceptionnel, par contre mon « comité de lecture » a trouvé au contraire que le suspens était bien présent. […] » Plutôt d’accord avec Lilian sur ce coup-là: je n’ai pas l’impression d’avoir su instiller autant de suspens que je le souhaitais, mais je suis ravie de voir que certains y sont sensibles malgré tout.

« La genèse des Arimaspes est trop peu détaillée et manque parfois un peu de cohérence. » À voir en détails, mais effectivement cette partie de la novella mérite sans doute un développement.

« Bon en résumé, je veux bien publier ton texte (il est très bien écrit et l’histoire peut être très prenante), mais afin d’être cohérent vis-à-vis des lecteurs, je pense qu’il faudra une ou des suites. » Ce qui est marrant, c’est que j’ai moi-même réalisé qu’Arimaspes était une préquelle. Le souci, c’est que je ne sais pas à quoi!

Au final, un avis sur lequel je suis d’accord… Et qui me rend super heureuse! J’espère pouvoir vous annoncer bientôt la signature d’un contrat!

Première soumission, le saut dans le grand bain

Arimaspes aura vraiment été « mon premier ». Premier texte fini, premier texte correctement corrigé… Premier texte soumis à un éditeur. Et oui, aujourd’hui je fais le saut de l’ange. Une étape qui ne serait venue que bien plus tard si l’éditeur en question ne m’avait pas lui-même contactée.

C’était il y a deux semaines ; un peu blasée, je consulte mon adresse mail dédiée à l’écriture (undermyfeather@live.fr), désabusée car celle-ci reste la plupart du temps vide. les rares mails que j’y reçois sont généralement des spams, et je dois dire que quand j’ai vu l’intitulé de ce message (« bonjour »), j’ai bien failli l’envoyer dans la corbeille.

Fort heureusement, une expérience malheureuse de suppression de commentaire sur mon blog – classé « indésirable » alors qu’il ne l’était pas du tout – m’a rendue méfiante. J’ai donc ouvert cet e-mail, pour découvrir qu’un éditeur numérique qui se lançait était passé sur mon blog (gentiment aiguillé par l’ami Kanata), et avait aimé ce qu’il y avait lu. Un sacré choc! Je me suis immédiatement accordé une petite danse de la joie – mentale, au bureau ça ne l’aurait pas fait – avant de reprendre mes esprits et de retrouver toute ma méfiance.

Les offres malhonnêtes dans l’édition sont légion et je n’avais jamais entendu parler de cet homme et sa maison d’édition étant toute neuve, impossible de trouver des infos sur le sujet. J’ai donc interrogé le premier intéressé, et je vous prie de croire que j’ai passé son projet au crible – aidée en coulisse pas mes acolytes d’[Espaces Comprises] – en lui posant toutes les questions qu’il était possible de poser.

Ligne éditoriale, méthode de travail, contrat d’édition, présence ou absence de DRM sur les ebooks, répartition du prix de vente du livre, choix du comité de lecture, modes de vente et de diffusion, fourchette des prix de vente, éventualité d’une édition papier future… J’ai eu des réponses satisfaisantes à chacune de mes interrogations. J’ai commencé par admirer la patience de Lilian, et puis je me suis laissée convaincre de tenter le coup.

J’ai donc demandé les dernières bêta-lecture, appliqué les dernières corrections… Et envoyé le texte ce matin. Il ne me reste plus, maintenant, qu’à prendre mon mal en patience.

Je suis déjà angoissée, j’ai plein de doutes ; est-e que mon histoire va lui plaire? Est-ce que j’ai réussi à toucher au but? Est-ce que le suspense que j’avais imaginé est bien présent? Est-ce que le comité de lecture sera touché par mon style, mes personnages, mon histoire? Est-ce qu’ils ne vont pas trouver ça trop glauque?

Bref, j’ai soumis un texte aux éditions L’Ivre-book. Et maintenant, je me ronge les ongles.