À l’ouest… du nouveau !

Rien depuis la mi-Août.

Les amis, vous avez dû vous inquiéter, mais je vous rassure : je suis tellement débordée que j’ai même du mal à donner des nouvelles à ma famille !

Vous savez que je chronique sur [Espaces Comprises]… Eh bien ça y est, le site a eu un an hier ! Et on en a fait, du chemin, en 365 jours. De site d’auteurs galériens pour d’autres auteurs (à vous de voir si vous êtes galériens ou pas), nous sommes devenus une association. Cette création m’a pris un peu de temps… Eh oui, il ne suffit pas de décréter qu’on est une association loi 1901 pour le devenir, il y aussi des démarches administratives !

En parallèle, je me lance dans le NaNoWriMo 2013 avec Lignage, la suite d’Arimaspes. Pour être prête pour ce challenge, j’ai repris la méthode du flocon qui m’a servi à mettre au propre ce que j’avais déjà en tête. Grâce à cela, j’ai facilement fais mon quota de mots des deux premiers jours !

Je vous tiens au courant du reste très bientôt !

Arimaspes, les ventes et moi

Cela fait maintenant deux semaines qu’Arimaspes est en ligne et disponible au téléchargement, l’heure d’un premier bilan donc!

Le jour de la sortie a été assez calme, les librairies ont toutes mis le livre en ligne progressivement, avec parfois des erreurs de prix qui, heureusement, ont été vite corrigées.

Au fur et à mesure, j’ai reçu quelques critiques, positives jusqu’à maintenant.

« Cette nouvelle est une belle réussite pour une première. À découvrir… » nous dit un lecteur sur Amazon.

Sur le blog Pluie de livres également, la novella remporte un joli 7.5/10 et est qualifiée de « belle découverte ».

J’attends également le commentaire de Jo Ann von Haff, auteur de La Treizième Concubine (ma lecture du moment!) et compère d’[Espaces Comprises].

Je n’ai aucune idée du nombre de ventes pour le moment, pour cela, il faudra attendre la fin du mois… Mais la plus belle surprise de ce dimanche matin, c’est qu’Arimaspes est meilleure vente SFFF de la librairie numérique Gibert Jeune! De quoi s’accorder une danse de la joie!

Meilleure vente

J’ai également eut une demande de dédicace de ma collègue de chez L’ivre-Book, j’ai nommé Julie Bouchonville… Mais la malédiction du « ça ne marche jamais quand c’est moi qui le fais » a encore frappé et j’ai eu beau tout faire comme il fallait, la dédicace ne s’affiche pas sur son exemplaire… Mais je ne perds pas espoir, je m’en vais même réessayer de ce pas!

 

Une playlist pour me faire pardonner!

Hello tout le monde, comment allez-vous? Un petit moral? L’hiver qui n’en finit pas? Je vous comprends, mais hauts les coeurs, le Soleil revient! (Doucement, mais sûrement…)

Par ici, c’est la calme plat, comme vous l’avez sans doute remarqué. Je dois admettre que je n’ai pas été une hyper active de l’écriture ces derniers temps, même si j’ai terminé les corrections d’Arimaspes.

J’ai un peu plus bossé du côté d’[Espaces Comprises], et je me suis remise à la lecture qui en prenait u coup ces derniers temps… J’ai lu la trilogie de l’Empire Ultime, de Brandon Sanderson, Et pour quelques gigahertz de plus, d’Ophélie Bruneau, Feed 2 : Deadline de Mira Grant, Succubus Blues de Richelle Mead, et j’ai encore Du début à la fin de Kanata Nash, Genesis de Bernard Beckett, et plein d’autres qui m’attendent… Bref, j’ai fais remonter en flèche mon quota de lecture-plaisir, sans prise de tête.

Mais bon, en parallèle, je n’oublie pas « le boulot » et je me consacre à mes recherches et à mon plan pour Arimaspes 2 (peut-être Arimaspes – Lignage). J’ai commencé l’écriture proprement dite aujourd’hui et j’ai aligné 3600 signes espaces comprises – pas une mince affaire pour moi, mais j’avais commencé sous forme manuscrite et j’ai donc pu peaufiner l’ouverture de cette suite/préquelle.

J’ai dans mes documents-trame un arbre généalogique qui me pose problème, en raison de deux branches que j’hésite à retirer. Tout dépendra, je pense, de la fin de Lignage. Je verrais alors si ces deux branches sont utiles ou non.

En attendant de plus amples nouvelles, je partage avec vous ma playlist d’écriture sur Youtube!

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Corrections éditoriales, etc.

L’année 2013 sera très riche pour moi, si je ne m’autorise pas trop à glandouiller.

J’avoue avoir passé les deux premières semaines de l’année à ne pas faire grand-chose, mais après ça, je me suis bougé. Il fallait bien : la publication d’Arimaspes chez l’Ivrebook est censée avoir lieu au premier trimestre 2013 et j’avais un certain nombre de corrections qui m’attendaient. Mais ces corrections, je ne devais pas les faire n’importe comment, car le prochain boulot, c’est d’écrire la suite de cette novella.

Les quelques remarques de mon éditeur étaient toutes très claires et enrichissantes pour le manuscrit ; sans doute ont-elle été suggérées, au moins en partie, par le comité de lecture. Certains aspects m’ont permis de me pencher un peu plus sur ce que j’aimais (comme les textes du Professeur Petridis), d’autre m’ont clairement posé problème… Parce que mes lecteurs ont vu des choses que je ne pensais pas avoir mises dans le texte et qu’elles nécessitaient des explications. À moi donc de me faire des noeuds au cerveau pour trouver une explication à tout ça, tout en commençant à cogiter le second volume — qui sera sans doute une préquelle —.

Au final, la méthode du Flocon m’aide bien, même si je multiplie les « petits outils » annexes dont j’ai l’habitude, notamment les arbres généalogiques. J’ai d’ailleurs créé celui de Clémence Escoffier, l’héroïne du premier tome, même si elle va disparaître du second. Car oui, son ascendance est importante… Tellement importante que je pense me laisser une ouverture vers un troisième tome, si jamais ça branche aussi mon éditeur… Qui vivra verra!

Et pour conclure, un petit extrait:

« Les premières traces écrites officielles de notre existence font état d’une création au XXè siècle, dans les laboratoires du gouvernement français. Pourtant, nous savons que nos origines sont bien plus lointaines ; dans la Grèce antique déjà, Eschyle mettait les humains en garde. Et quand l’on sait où chercher, on peut également trouver des traces du passage de nos ancêtres au fil des siècles. Moyen-âge, Renaissance, Ère industrielle, aucune époque n’y échappe. Il existe même, dans quelques grottes soigneusement protégées du public, des pictogrammes datant du Paléolithique qui semblent attester que les Arimaspes existaient déjà. La question reste donc en suspend : qu’ont donc créé les scientifiques français, si ce ne sont pas les Arimaspes ? »

Pr Anthión Petridis

2012, 2013

Le traditionnel article « bilan de fin d’année » n’est pas vraiment un exercice que j’affectionne. D’ordinaire, je m’y prends après un certain nombre d’auteurs qui ont tous des bilans impressionnants — romans et nouvelles à foison, corrections réussies, éditeurs contactés, etc. — là où je me rends compte que j’ai honteusement procrastiné la majorité du temps.

Mais cette année, je suis fière de dire que OUI, j’ai avancé. Malgré les longues heures à ne rien faire quand j’aurais dû écrire, engloutie par l’apathie après une journée de travail, j’ai réussi à aller de l’avant, et croyez-moi, 2012 a été riche en événements.

  1. J’ai posé mon premier point final. Et ça, dans la vie d’un auteur, ce n’est pas rien! Arimaspes a été le premier de mes textes aboutis, et je n’en suis pas peu fière. Au fil des corrections, il a évolué, et j’ose croire qu’il s’est bonifié. À tel point que le premier jet, imparfait et tellement gnan-gnan par moment, a connu un accomplissement de plus…
  2. J’ai trouvé un éditeur. Oui, on parle toujours d’Arimaspes!  Quand Lilian m’a contactée, je n’ai pas trop osé y croire, mais si: Aiakos et Clémence verront leurs aventures publiées en 2013, en format numérique. Champagne!
  3. J’ai participer à la fondation d’[Espaces Comprises]. Projet ambitieux s’il en est, ce site a pour vocation d’aider et d’informer les galériens de l’écriture., ceux qui comme Kanata, Jo Ann, Vanessa et moi ont pu en baver, en bavent peut-être encore et sont perdus dans la jungle éditoriale française. Un beau challenge, un bon début, et plein de travail pour 2013!
  4. Du côté privé, je me suis épanouie. Vraiment. Je ne dirais rien de plus pour le moment, mais je vous assure que 2013 va être chargée!

Maintenant, reste le plus gros du travail: faire de 2013 une année plus riche encore que 2012! Alors, en essayant de rester humble et réalistes, quels sont mes objectifs?

  1. M’occuper des corrections d’Arimaspes en vue de sa publication. Ça fait bientôt trois semaines que j’ai le fichier, il serait temps que je m’y attelle.
  2. Écrire la suite d’Arimaspes. Car oui, comme je m’y attendais, ce texte a un potentiel que j’ai à peine commencer à exploiter avec ce premier volet.
  3. Continuer à écrire pour [Espaces Comprises] et faire de mon mieux avec toute l’équipe pour que notre bébé prenne de l’ampleur et serve au plus grand nombre. D’ailleurs, n’hésitez pas à en parler autour de vous!
  4. Continuer à avancer sur Demi-fée, que j’ai un peu laissé en plan au milieu de toutes ces péripéties mais que je n’oublie pas! Foi d’Alice, je n’abandonnerai pas Aintza!

… Bon, eh ben c’est pas tout, ça, mais au boulot!

Schizophrénie, le retour

J’ai discuté hier avec Lilian, mon futur éditeur. (Admirez l’annonce officielle glissée dans un article qui n’a rien à voir avec la choucroute!) Le but de l’appel était d’évoquer l’éventualité de ma publication et des conditions dans lesquelles elle se ferait, notamment les corrections à apporter à mon texte et l’écriture d’une suite.

Nous avons donc parlé de l’intrigue, des personnages, des quelques incohérences et bizarreries qui émaillent la novella malgré mes efforts pour l’épurer. Ce faisant, nous avons aussi parlé de ce que les lecteurs de l’Ivre-book ont aimé ou moins aimé. Au passage, Lilian a évoqué les éléments qui lui ont mis la puce à l’oreille, et je me suis rendu compte que mon article sur la schizophrénie de l’auteur n’était pas si délirant que ça.

Il y a presque un mois, je vous parlais de « mon Imagination, qui […]  a une voix bien à elle ». Hé bien j’ai réalisé à quel point elle parlait de sa propre initiative, sans me demander mon avis et parfois même à mon insu, lors de cette conversation avec Lilian.

Dur dur de vous expliquer la situation sans vous révéler l’intrigue – et je ne vais pas vous spoiler un texte quelques mois à peine avant sa publication, ce serait me tirer une balle dans le pied – mais pour faire simple, il y a deux éléments de ce texte que j’ai placé là sans y voir des indices : le fait que Clémence, mon héroïne, soit pupille de la nation, et son attirance mitigée pour la menthe, dont l’odeur l’apaise mais dont elle déteste le goût. (Et nom d’un petit bonhomme, en vous écrivant ça je viens de trouver la base de l’intrigue de la suite d’Arimaspes. Ça fait beaucoup de « de » mais c’est vrai, alors merci beaucoup!)

Ces deux faits avaient chacun leur raison d’être. Clémence était orpheline car ce texte, écrit à la base pour un AT, avait un nombre de signes limité. Or, devoir expliquer en long, en large et en travers les origines de mon héroïne aurait occupé un espace dont je ne disposais pas. Et son goût pour l’odeur uniquement de la menthe, c’est parce que chacun de mes personnages a quelque chose de moi… Et que moi non plus, je ne mange pas de menthe (à part en thé). Par contre, son odeur m’apaise et je l’apprécie car elle m’a souvent aidée à calmer crises d’angoisse ou migraines optiques.

Sauf que ces deux éléments, une fois intégrés à l’histoire, prennent un tout autre sens. Un sens qui semblait évident à Lilian, et auquel je n’avais, moi-même, pas pensé. Sur le moment, quand il l’a évoqué, je me suis sentie très neuneu.  Et puis après, je me suis autorisée à pester contre mon imagination, mon subconscient, mon potentiel créatif ou que sais-je encore, qui se permet de rendre plus cohérent que je ne le croyais ce récit sur lequel j’avais réfléchis moins loin que cela.

Tout cela pour dire que le regard du lecteur peut être révélateur sur nos textes. On a l’impression de tout en savoir, de les avoir explorés autant qu’on le pouvait, et là arrive quelqu’un qui nous les présente sous un jour nouveau. Et patatra: « J’ai écris ça, moi? »

Comme si les personnages caractériels ne suffisaient pas, maintenant il faut que l’imagination s’y mette aussi.

Première soumission, le saut dans le grand bain

Arimaspes aura vraiment été « mon premier ». Premier texte fini, premier texte correctement corrigé… Premier texte soumis à un éditeur. Et oui, aujourd’hui je fais le saut de l’ange. Une étape qui ne serait venue que bien plus tard si l’éditeur en question ne m’avait pas lui-même contactée.

C’était il y a deux semaines ; un peu blasée, je consulte mon adresse mail dédiée à l’écriture (undermyfeather@live.fr), désabusée car celle-ci reste la plupart du temps vide. les rares mails que j’y reçois sont généralement des spams, et je dois dire que quand j’ai vu l’intitulé de ce message (« bonjour »), j’ai bien failli l’envoyer dans la corbeille.

Fort heureusement, une expérience malheureuse de suppression de commentaire sur mon blog – classé « indésirable » alors qu’il ne l’était pas du tout – m’a rendue méfiante. J’ai donc ouvert cet e-mail, pour découvrir qu’un éditeur numérique qui se lançait était passé sur mon blog (gentiment aiguillé par l’ami Kanata), et avait aimé ce qu’il y avait lu. Un sacré choc! Je me suis immédiatement accordé une petite danse de la joie – mentale, au bureau ça ne l’aurait pas fait – avant de reprendre mes esprits et de retrouver toute ma méfiance.

Les offres malhonnêtes dans l’édition sont légion et je n’avais jamais entendu parler de cet homme et sa maison d’édition étant toute neuve, impossible de trouver des infos sur le sujet. J’ai donc interrogé le premier intéressé, et je vous prie de croire que j’ai passé son projet au crible – aidée en coulisse pas mes acolytes d’[Espaces Comprises] – en lui posant toutes les questions qu’il était possible de poser.

Ligne éditoriale, méthode de travail, contrat d’édition, présence ou absence de DRM sur les ebooks, répartition du prix de vente du livre, choix du comité de lecture, modes de vente et de diffusion, fourchette des prix de vente, éventualité d’une édition papier future… J’ai eu des réponses satisfaisantes à chacune de mes interrogations. J’ai commencé par admirer la patience de Lilian, et puis je me suis laissée convaincre de tenter le coup.

J’ai donc demandé les dernières bêta-lecture, appliqué les dernières corrections… Et envoyé le texte ce matin. Il ne me reste plus, maintenant, qu’à prendre mon mal en patience.

Je suis déjà angoissée, j’ai plein de doutes ; est-e que mon histoire va lui plaire? Est-ce que j’ai réussi à toucher au but? Est-ce que le suspense que j’avais imaginé est bien présent? Est-ce que le comité de lecture sera touché par mon style, mes personnages, mon histoire? Est-ce qu’ils ne vont pas trouver ça trop glauque?

Bref, j’ai soumis un texte aux éditions L’Ivre-book. Et maintenant, je me ronge les ongles.