Qui êtes-vous, et qu’avez-vous fait de Cécile ?

Quand je me suis lancée dans la lecture de Nordie – partie 1 : Guilendria, l’auteur était loin de m’être inconnue. Dans un pas si lointain passé, j’avais bêta-lu d’autres de ses textes aujourd’hui publiés, comme Mère-Fée ou Ève aux sables dormants.

J’avais donc une idée assez arrêtée de son style, ainsi que de son univers plein de poésie, de romantisme et de happy-ending.

En ce qui concerne le romantisme, je ne suis pas perdue. Je retrouve également l’amour de l’auteur pour la fantasy et les univers médiévaux bien construits, illustrés par un vocabulaire adapté, un monde pensé dans les détails, et des personnages en adéquation avec leur époque.

Et quelle époque ! Un temps de mariages arrangés, d’escarmouches incessantes et d’inégalité totale entre hommes et femmes. Un véritable retour au moyen âge qui me dépayse complètement, moi qui m’attendais à entendre conter fleurette et à un mariage féérique.

J’ai aimé le style de l’auteur, qui a beaucoup évolué depuis la dernière fois que j’ai lu un de ses textes. Fluide et délié, parfois appuyé mais jamais outrancier, il utilise un vocabulaire médiéviste qui nous immerge dans l’univers de Nordie, de Guilendria, de Deijan et d’Ifhorast.

L’alternance des points de vue permet de mieux comprendre les deux personnages principaux et leurs interactions, et donc de mieux s’attacher à eux.

Le seul léger bémol qui m’ait interpellée sont les redites occasionnelles concernant certains événements ou sentiments vécus par les protagonistes, évoqués à plusieurs reprises au cours de chapitres différents. Rien de bien méchant toutefois.

En conclusion, une excellente surprise où l’aspect romantique – voire érotique ! – bien présent ne m’a pas empêchée d’apprécier l’univers.

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