Journée littéraire chez les galériens

Pour ceux qui se demandent de qui je parle quand je cite les galériens, tous les éclaircissements nécessaires sont par là. Viendez nous voir, on vend de la bonne!

Aujourd’hui, c’est publicité. Hé oui, ça arrive de temps en temps, et accrochez-vous car il y a de bonnes choses à lire !

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La star de la journée, c’est avant tout Kanata Nash alias Frank Labat et son recueil de nouvelles Du début à la fin, paru aujourd’hui chez L’ivre-book.

« Entre déchéance et apothéose, conclusion et résurrection, extinction et renaissance… il n’y a souvent qu’une ligne ténue. Une limite fragile le long de laquelle le moindre faux pas peut décider du dénouement d’une action dans un sens ou dans l’autre.

En sommes-nous conscients ? Pouvons-nous réellement influer sur les évènements ? Où sommes-nous les jouets d’une partie truquée par le destin et qui se termine sans cesse par un éternel recommencement ? »

Une jolie « quatrième de couverture » qui donne envie, mais pour les plus difficile à convaincre, vous pouvez aller télécharger gratuitement et sans DRMs la nouvelle Naturalis, extraite du recueil. Et si vous êtes encore plus difficiles que difficiles, voici le trailer !

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La seconde star du jour c’est Jo Ann von Haff, dont le roman La Treizième concubine doit sortir d’ici quelques mois. À partir d’aujourd’hui, vous pouvez découvrir en lecture libre les trois premiers chapitres de son roman de fantasy, qui paraîtra aux éditions Plume en herbe (qui doivent changer de nom, il me semble, mais je ne voudrais pas dire de bêtises). Un sacré pas en avant pour l’auteur, qui a du mal à s’en remettre.

Alors la Treizième concubine, c’est quoi? Voici ce qu’en dit l’auteur:

« Si je devais expliquer cette saga, je commencerais par dire ce qu’elle n’est pas. Elle ne regorge pas de créatures surnaturelles. Il n’y a ni dragons ni licornes, ni Elfes ni Lutins, ni Orcs ni métamorphes. N’y cherchez surtout pas des sorciers et des enchanteurs, il n’y a pas de magie. Ne cherchez pas non plus de prophéties ou une héroïne qui se découvre des pouvoirs extraordinaires lorsqu’elle atteint ses seize ans. 

Mais puisque cette saga n’est rien de tout cela, je devrais peut-être vous parler de ce qu’elle est réellement. 
C’est une orpheline athée, illettrée, têtue et rancunière qui se voit prise dans le piège à force de n’en faire qu’à sa tête. C’est également une guerre fratricide qui s’éternise, une Déesse omniprésente, un roi empoisonné, une princesse héritière arrogante, un valet mystérieux. Elle compte également un roi barbare, un peuple guerrier, une historienne qui apparaît du rien, des concubines terrifiées, des contrastes frappants, des arcs et du sang facile. Et une besace de guérisseur qui ne quitte jamais l’épaule de sa maîtresse. Sauf une fois. Et quelle fois !
Cette saga n’est pas une comédie malgré quelques touches d’humour ; ce n’est pas une romance malgré les relations fortes qui y sont créées ; ce n’est pas un texte engagé malgré l’absurdité de cette guerre ; ce n’est pas une plaidoirie pour la religion malgré la présence forte d’une Déesse-Créatrice. Elle raconte l’histoire d’une orpheline qui se retrouve chez l’ennemi et plonge dans le mutisme pour essayer de sauver ce qu’il reste à être sauvé de son passé. 
Parce que oui : c’est l’histoire d’une héroïne muette. 

En 001, première année du millénaire des étoiles, une guerre fait rage depuis soixante-dix ans entre les royaumes de Laar et Galdan. La raison officielle est d’origine géographique : la cordillère des Dangham qui commence à Galdan coupe Laar en deux. Le roi de Galdan compte annexer toute la région enclavée dans les montagnes afin que son territoire occupe tout le nord du continent. Dans la vallée principale des Dangham côté laari, vit une orpheline silencieuse, têtue et illettrée. À l’âge de seize ans, à peine majeure, Fiha Lodan est la guérisseuse de son village depuis la mort de son père et de toute sa famille lors d’un attentat galdani lorsqu’elle n’était qu’un enfant. Lorsque la princesse Lika, premier ministre de Laar, fait son apparition dans la vallée, les villageois sont soulagés. Pourtant, Fiha déchante très vite : les plans de la citadine devrait les emmener loin de chez eux. La haine que voue la guérisseuse à la princesse va compliquer le cours de l’histoire des montagnes. Elle va devoir sauver sa peau d’une autre manière, loin de sa vallée, dans le harem du roi barbare de Galdan, où elle deviendra la treizième concubine. »

Corrections éditoriales, etc.

L’année 2013 sera très riche pour moi, si je ne m’autorise pas trop à glandouiller.

J’avoue avoir passé les deux premières semaines de l’année à ne pas faire grand-chose, mais après ça, je me suis bougé. Il fallait bien : la publication d’Arimaspes chez l’Ivrebook est censée avoir lieu au premier trimestre 2013 et j’avais un certain nombre de corrections qui m’attendaient. Mais ces corrections, je ne devais pas les faire n’importe comment, car le prochain boulot, c’est d’écrire la suite de cette novella.

Les quelques remarques de mon éditeur étaient toutes très claires et enrichissantes pour le manuscrit ; sans doute ont-elle été suggérées, au moins en partie, par le comité de lecture. Certains aspects m’ont permis de me pencher un peu plus sur ce que j’aimais (comme les textes du Professeur Petridis), d’autre m’ont clairement posé problème… Parce que mes lecteurs ont vu des choses que je ne pensais pas avoir mises dans le texte et qu’elles nécessitaient des explications. À moi donc de me faire des noeuds au cerveau pour trouver une explication à tout ça, tout en commençant à cogiter le second volume — qui sera sans doute une préquelle —.

Au final, la méthode du Flocon m’aide bien, même si je multiplie les « petits outils » annexes dont j’ai l’habitude, notamment les arbres généalogiques. J’ai d’ailleurs créé celui de Clémence Escoffier, l’héroïne du premier tome, même si elle va disparaître du second. Car oui, son ascendance est importante… Tellement importante que je pense me laisser une ouverture vers un troisième tome, si jamais ça branche aussi mon éditeur… Qui vivra verra!

Et pour conclure, un petit extrait:

« Les premières traces écrites officielles de notre existence font état d’une création au XXè siècle, dans les laboratoires du gouvernement français. Pourtant, nous savons que nos origines sont bien plus lointaines ; dans la Grèce antique déjà, Eschyle mettait les humains en garde. Et quand l’on sait où chercher, on peut également trouver des traces du passage de nos ancêtres au fil des siècles. Moyen-âge, Renaissance, Ère industrielle, aucune époque n’y échappe. Il existe même, dans quelques grottes soigneusement protégées du public, des pictogrammes datant du Paléolithique qui semblent attester que les Arimaspes existaient déjà. La question reste donc en suspend : qu’ont donc créé les scientifiques français, si ce ne sont pas les Arimaspes ? »

Pr Anthión Petridis

Rester cohérent, ou l’ingrate tâche d’écrire une suite

Arimaspes doit être publié dans le courant du premier trimestre 2013. Alors, pour tout vous dire, mon arrêt maladie est bienvenu (façon de parler hein) car il me laisse le temps de m’atteler sérieusement à mes corrections, que je pensais pouvoir envoyer hier soir à mon éditeur. « À quelque chose, malheur est bon », commme on dit. Oui mais voilà, il est aussi prévu que j’écrive une suite, et plus j’y réfléchis, plus je me dis que je dois faire attention à ce que j’ai écrit dans le premier tome…

Le tome 2, si tout roule comme je veux et si le projet plaît à mon éditeur, nous parlera un peu plus des origines des Aris (évidemment) mais aussi de Clémence, l’héroïne du premier tome. Mes bêta-lecteurs vous confirmeront sans doute que cette jeune médecin légiste a… disons de sérieux problèmes à régler avec elle-même. Dans cette cinquième version du texte, j’ai donc trois objectifs:

  1. Tenir compte des quelques remarques de mon éditeur, qui ne pourront qu’améliorer le texte
  2. Préparer le terrain pour le tome 2
  3. Essayer d’améliorer les points qui me laissaient insatisfaite (même si les lecteurs n’ont pas tous été du même avis) à savoir le suspense concernant le dénouement et le teasing du lecteur concernant « ce qui cloche » chez Clémence. Ce dernier point rejoignant d’ailleurs mon deuxième objectif.

Le souci,  c’est que si je veux préparer mes lecteurs pour un tome 2, il faut que je sois certaine de ne pas écrire de bêtises. Déjà qu’être cohérent au sein d’un même livre est un véritable challenge…

L’Histoire des Arimaspes (avec un grand « H ») doit donc être revue de fond en comble, mais il faut aussi que je m’attaque sérieusement à une trame pour le second tome… Afin que les indices que je sème soient en phase avec l’intrigue.

Les interrogations de mes divers lecteurs m’ont fort heureusement bien aidée en me fournissant les premières pistes, mais je crois que finalement, ce sera la méthode du Flocon qui me permettra le mieux d’avoir un plan clair et une action organisée.

Je n’ai pas du tout de boulot, ce n’est pas vrai!

On n’avance jamais seul

Je n’ai pas forcément pour habitude de rédiger des articles de ce genre ; trouver les mots justes pour remercier tous ceux qui le méritent est un exercice difficile, et j’ai peur de ne pas me montrer à la hauteur de la tâche.

Il y a deux jours, j’ai publié un article « bilan » ; petite tradition de fin d’année à laquelle je me plie d’habitude sans plaisir, mais qui m’a satisfaite, pour une fois… Car l’année 2012 a été très riche. La publication de cet article m’a amené 117 visites pour 36 visiteurs uniques, contre environ une quinzaine de visites pour 5 à 10 visiteurs uniques les jours calmes et sans publication.

D’accord, par rapport à ce qu’on peut voir sur la blogosphère, ça peut sembler n’être rien. Mais pour moi, c’est énorme. Ça signifie, tout d’abord, qu’il y a une petite dizaine de personnes, sur cette planète, qui est suffisamment intéressée par ce que je fais pour venir faire un tour par ici tous les jours, même s’il n’y a rien de nouveau, juste pour jeter un œil, relire des articles, cliquer sur les liens, etc. Il y a également quelques personnes qui n’avaient jusque-là jamais entendu parler de moi et qui ont tapé une recherche les ayant amenés ici – et j’espère sincèrement qu’ils y ont trouvé ce qu’ils cherchaient.

Cela montre, aussi, que mon actualité fait tripler mes visites (note pour moi-même: cette année, essayer d’être plus régulière dans mes publications) et que ce que je raconte est donc intéressant, au moins pour une sphère restreinte.

Tout ça, je savais que c’était important pour moi. Que j’aimais les échanges, les contacts, les rencontres qui avaient lieu chaque jour sur le net. Les gens que je retrouve régulièrement et qui ont toujours des remarques intéressantes à me faire. Mais je n’ai réalisé que récemment quel effet cela avait eu sur moi.

Je vous replace le contexte, histoire que vous compreniez : il y a deux semaines, passage dans une grande enseigne culturelle – oui, je voulais encore m’acheter des livres -. Mon homme m’abandonne dans mon rayon et va faire un tour ailleurs, il sait que je suis longue à faire mon choix et assez difficile, autant qu’il aille voir de son côté ce qui l’intéresse. Finalement, je ne trouve rien qui me satisfasse et je le retrouve au rayon ésotérisme, en train de discuter avec le représentant d’une petite maison d’édition, venu faire la promotion de leurs ouvrages. Je les laisse discuter du livre dont ils parlaient – un ouvrage de numérologie – mais le commercial, connaissant bien son métier, essaye de m’inclure dans la conversation. Il me dit « tenez, on va faire un test avec votre prénom, mademoiselle, comment vous appelez-vous? « Alice » commençant par la lettre « A » et celle-ci étant lié, en numérologie, au nombre 1, nous allons à la page concernée. Il s’avère que le nombre 1 est associé au rayonnement, à l’affirmation de soi, entre autres. Le commercial me demande si effectivement, je suis quelqu’un qui sait s’affirmer – ou qui, au contraire, ne l’ose pas – et je bredouille une réponse vague. Là, le commercial commence à se dire qu’effectivement, il serait bon que j’apprenne à m’imposer un peu. On voit qu’il ne me connaît vraiment pas bien, mais passons.

Un peu lassée par le commercial qui ne voulait plus nous lâcher, je décide de faire dévier la conversation vers un milieu qui m’intéresse plus spécifiquement, je vous le donne en mille : l’édition. Je prends un livre sur la table, lis le nom de la maison et lui pose quelques questions. Étonné, l’homme répond gentiment, puis me demande si je m’y connais un peu. Il se trouve que oui, c’est mon domaine. « Ah, et qu’est-ce que vous faites exactement? » et là je lui parle de mon blog, de mes textes, de ma publication prochaine, mais aussi d'[Espaces Comprises] et de mon DUT avorté. L’homme est impressionné, en revient à sa numérologie, me dit que je me mets à rayonner, dès que je parle de ce que je fais. Grand sourire de ma part.

Quel est le rapport, me demanderez-vous, entre ce représentant, au demeurant fort sympathique, et vous, lecteurs ? C’est bien simple, à l’époque de la création de mon blog, il ne me serait jamais venu à l’idée de dire à un parfait inconnu que j’écrivais – et encore moins d’affirmer, dans mon immense vanité, que j’avais « participé à créer un site de conseil aux auteurs » -. Je n’étais pas assez sûre de moi, pas assez sûre de mon intérêt, de ma valeur, en quelque sorte, pour dire ça. J’aurais eu peur qu’on se moque de moi, qu’on me prenne pour une ado rêveuse – ce qui n’était pas faux, et est d’ailleurs toujours un peu vrai – et qu’au final, je me ridiculise. Désormais, j’ose.

Il y a sans doute des gens pour se dire que je prends mes rêves pour des réalités et que je vise trop haut pour ma propre envergure. Peut-être ont-ils raison. Mais peu m’importe : il y a dix personnes sur cette planète qui sont suffisamment intéressées par ce que je raconte pour y prêter attention, et rêver avec moi.

Alors merci. Merci de me suivre, de me lire, de m’accorder un peu de votre attention. Merci de m’avoir fait grandir et évoluer, en tant qu’auteur mais aussi en tant que personne. Je sais où je vais et c’est grâce à vous, et je ne vois pas comment je pourrais vous le dire autrement. Sur le chemin qui mène des poèmes d’ado aux textes d’un auteur adulte, vous m’avez tenu la main, et j’espère pouvoir vous le rendre un jour.

2012, 2013

Le traditionnel article « bilan de fin d’année » n’est pas vraiment un exercice que j’affectionne. D’ordinaire, je m’y prends après un certain nombre d’auteurs qui ont tous des bilans impressionnants — romans et nouvelles à foison, corrections réussies, éditeurs contactés, etc. — là où je me rends compte que j’ai honteusement procrastiné la majorité du temps.

Mais cette année, je suis fière de dire que OUI, j’ai avancé. Malgré les longues heures à ne rien faire quand j’aurais dû écrire, engloutie par l’apathie après une journée de travail, j’ai réussi à aller de l’avant, et croyez-moi, 2012 a été riche en événements.

  1. J’ai posé mon premier point final. Et ça, dans la vie d’un auteur, ce n’est pas rien! Arimaspes a été le premier de mes textes aboutis, et je n’en suis pas peu fière. Au fil des corrections, il a évolué, et j’ose croire qu’il s’est bonifié. À tel point que le premier jet, imparfait et tellement gnan-gnan par moment, a connu un accomplissement de plus…
  2. J’ai trouvé un éditeur. Oui, on parle toujours d’Arimaspes!  Quand Lilian m’a contactée, je n’ai pas trop osé y croire, mais si: Aiakos et Clémence verront leurs aventures publiées en 2013, en format numérique. Champagne!
  3. J’ai participer à la fondation d’[Espaces Comprises]. Projet ambitieux s’il en est, ce site a pour vocation d’aider et d’informer les galériens de l’écriture., ceux qui comme Kanata, Jo Ann, Vanessa et moi ont pu en baver, en bavent peut-être encore et sont perdus dans la jungle éditoriale française. Un beau challenge, un bon début, et plein de travail pour 2013!
  4. Du côté privé, je me suis épanouie. Vraiment. Je ne dirais rien de plus pour le moment, mais je vous assure que 2013 va être chargée!

Maintenant, reste le plus gros du travail: faire de 2013 une année plus riche encore que 2012! Alors, en essayant de rester humble et réalistes, quels sont mes objectifs?

  1. M’occuper des corrections d’Arimaspes en vue de sa publication. Ça fait bientôt trois semaines que j’ai le fichier, il serait temps que je m’y attelle.
  2. Écrire la suite d’Arimaspes. Car oui, comme je m’y attendais, ce texte a un potentiel que j’ai à peine commencer à exploiter avec ce premier volet.
  3. Continuer à écrire pour [Espaces Comprises] et faire de mon mieux avec toute l’équipe pour que notre bébé prenne de l’ampleur et serve au plus grand nombre. D’ailleurs, n’hésitez pas à en parler autour de vous!
  4. Continuer à avancer sur Demi-fée, que j’ai un peu laissé en plan au milieu de toutes ces péripéties mais que je n’oublie pas! Foi d’Alice, je n’abandonnerai pas Aintza!

… Bon, eh ben c’est pas tout, ça, mais au boulot!

Schizophrénie, le retour

J’ai discuté hier avec Lilian, mon futur éditeur. (Admirez l’annonce officielle glissée dans un article qui n’a rien à voir avec la choucroute!) Le but de l’appel était d’évoquer l’éventualité de ma publication et des conditions dans lesquelles elle se ferait, notamment les corrections à apporter à mon texte et l’écriture d’une suite.

Nous avons donc parlé de l’intrigue, des personnages, des quelques incohérences et bizarreries qui émaillent la novella malgré mes efforts pour l’épurer. Ce faisant, nous avons aussi parlé de ce que les lecteurs de l’Ivre-book ont aimé ou moins aimé. Au passage, Lilian a évoqué les éléments qui lui ont mis la puce à l’oreille, et je me suis rendu compte que mon article sur la schizophrénie de l’auteur n’était pas si délirant que ça.

Il y a presque un mois, je vous parlais de « mon Imagination, qui […]  a une voix bien à elle ». Hé bien j’ai réalisé à quel point elle parlait de sa propre initiative, sans me demander mon avis et parfois même à mon insu, lors de cette conversation avec Lilian.

Dur dur de vous expliquer la situation sans vous révéler l’intrigue – et je ne vais pas vous spoiler un texte quelques mois à peine avant sa publication, ce serait me tirer une balle dans le pied – mais pour faire simple, il y a deux éléments de ce texte que j’ai placé là sans y voir des indices : le fait que Clémence, mon héroïne, soit pupille de la nation, et son attirance mitigée pour la menthe, dont l’odeur l’apaise mais dont elle déteste le goût. (Et nom d’un petit bonhomme, en vous écrivant ça je viens de trouver la base de l’intrigue de la suite d’Arimaspes. Ça fait beaucoup de « de » mais c’est vrai, alors merci beaucoup!)

Ces deux faits avaient chacun leur raison d’être. Clémence était orpheline car ce texte, écrit à la base pour un AT, avait un nombre de signes limité. Or, devoir expliquer en long, en large et en travers les origines de mon héroïne aurait occupé un espace dont je ne disposais pas. Et son goût pour l’odeur uniquement de la menthe, c’est parce que chacun de mes personnages a quelque chose de moi… Et que moi non plus, je ne mange pas de menthe (à part en thé). Par contre, son odeur m’apaise et je l’apprécie car elle m’a souvent aidée à calmer crises d’angoisse ou migraines optiques.

Sauf que ces deux éléments, une fois intégrés à l’histoire, prennent un tout autre sens. Un sens qui semblait évident à Lilian, et auquel je n’avais, moi-même, pas pensé. Sur le moment, quand il l’a évoqué, je me suis sentie très neuneu.  Et puis après, je me suis autorisée à pester contre mon imagination, mon subconscient, mon potentiel créatif ou que sais-je encore, qui se permet de rendre plus cohérent que je ne le croyais ce récit sur lequel j’avais réfléchis moins loin que cela.

Tout cela pour dire que le regard du lecteur peut être révélateur sur nos textes. On a l’impression de tout en savoir, de les avoir explorés autant qu’on le pouvait, et là arrive quelqu’un qui nous les présente sous un jour nouveau. Et patatra: « J’ai écris ça, moi? »

Comme si les personnages caractériels ne suffisaient pas, maintenant il faut que l’imagination s’y mette aussi.

Première soumission… et sans doute première publication!

Il y a deux semaines, je vous parlais de ma première soumission de tapuscrit à un éditeur.

La petite taille et la jeunesse de la structure aidant, j’ai déjà une réponse (Oui, je sais, c’était rapide. Ça ne m’a pas empêchée de me ronger les ongles tout du long.) et une réponse plaisante!

Lilian, fondateur des éditions L’ivre-book, m’a envoyé un e-mail pour me faire part de ses premières remarques sur mon texte. Nous nous téléphonerons pour approfondir la question, mais voici quelques extraits choisis, et mon avis sur la question :

« Au niveau de la forme : bien écrit, simple, clair, impeccable. » C’était le passage où je me jette des fleurs.

« Sur le fond : l’histoire est bonne et intéressante. […] Pour ma part, je n’ai pas trouvé que le suspens était exceptionnel, par contre mon « comité de lecture » a trouvé au contraire que le suspens était bien présent. […] » Plutôt d’accord avec Lilian sur ce coup-là: je n’ai pas l’impression d’avoir su instiller autant de suspens que je le souhaitais, mais je suis ravie de voir que certains y sont sensibles malgré tout.

« La genèse des Arimaspes est trop peu détaillée et manque parfois un peu de cohérence. » À voir en détails, mais effectivement cette partie de la novella mérite sans doute un développement.

« Bon en résumé, je veux bien publier ton texte (il est très bien écrit et l’histoire peut être très prenante), mais afin d’être cohérent vis-à-vis des lecteurs, je pense qu’il faudra une ou des suites. » Ce qui est marrant, c’est que j’ai moi-même réalisé qu’Arimaspes était une préquelle. Le souci, c’est que je ne sais pas à quoi!

Au final, un avis sur lequel je suis d’accord… Et qui me rend super heureuse! J’espère pouvoir vous annoncer bientôt la signature d’un contrat!