Sortie d’Arimaspes

Je vous en ai parlé sur la page dédiée, c’est aujourd’hui le grand jour!

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Arimaspes sera mis en ligne dans le courant de la journée sur la plupart des librairies numériques. Chapitre et Numilog ont déjà ajouté mon bébé à leur catalogue, néanmoins attention en ce qui concerne chapitre: le prix affiché (3.99€) est faux, mon éditeur a envoyé un mail pour demander la correction (1.99€, c’est quand même plus intéressant pour votre portefeuille!) mais elle n’est pas encore effectuée… Un peu de patience, donc, si vous souhaitez passer par cette plateforme de vente.

Si vous lisez la novella, n’hésitez pas à poster vos critiques sur les sites de ventes ou bien ici!

EDIT: J’ajoute le lien Amazon,  pour ceux d’entre vous qui lisent sur Kindle, ainsi que le lien Gibert Jeune.

Et un petit extrait, à la demande quasi générale! :p

« C’était Aiakos, vêtu d’une simple chemise blanche et d’un jean sombre. L’impression de déjà-vu, à la limite entre le souvenir et le rêve, revint à la charge. Qu’était-ce donc, chez lui, qui faisait résonner cet écho en moi ?

« Êtes-vous prête ? demanda l’Ari en souriant légèrement. J’ai un certain nombre de choses à vous montrer et je pense que vous n’aurez pas trop de tout l’après-midi pour compulser certains documents.
— Juste le temps de mettre mes chaussures, et je vous suis. »

Nous nous mîmes en chemin, parcourant des couloirs où nous croisâmes quelques Aris. Tous avaient l’œil droit bandé, et malgré leur extrême courtoisie, la froideur et le maintien raide qui les caractérisaient m’empêchaient de me sentir à l’aise.

Nous descendîmes de plusieurs niveaux pour déboucher enfin dans une morgue, ce qui fut pour moi un soulagement.

Quand je dis aux gens que je ne me sens nulle part mieux que dans une morgue, ils se demandent généralement si je ne suis pas atteinte d’un trouble mental quelconque. La réponse est non. Simplement, j’ai toujours préféré le froid au chaud, et le calme à l’agitation. J’aime être seule avec mes pensées, avoir mes moments de solitude et d’intimité. J’en ai même besoin, sinon ma misanthropie revient au galop et je deviens singulièrement désagréable. C’est d’ailleurs pour cela qu’aucune de mes relations amoureuses n’a duré longtemps : mes petits amis, lorsqu’ils ne se montraient pas trop affectueux et « collants » à mon goût, étaient d’une jalousie sans borne et piquaient des crises d’hystérie, refusant de croire que j’étais restée à l’université à travailler mes compétences pratiques sur des cadavres. Le seul qui ne correspondait à aucune de ces descriptions ressentait une attirance morbide pour les autopsies plus forte que pour ma personne. Lorsque je m’en étais aperçue, je m’étais empressée de mettre entre lui et moi autant de distance que possible.

En bref, le seul endroit où je peux rester des heures avec mes semblables sans être désagréable à leur encontre, c’est à la morgue. Quoi que, subir une autopsie ne doit pas être très plaisant, mais mes patients sont trop morts pour s’en plaindre.

En tous cas, lorsque nous arrivâmes à la morgue de la Station, je me sentis sur un terrain connu, ce qui me mit immédiatement à l’aise. Là au moins, je savais ce qu’on attendait de moi. Ou du moins, le croyais-je sincèrement. »

N.B.: L’extrait est plutôt court mais étant donné qu’il s’agit d’une novella, je peux difficilement en citer plus sans en citer trop…

Journée littéraire chez les galériens

Pour ceux qui se demandent de qui je parle quand je cite les galériens, tous les éclaircissements nécessaires sont par là. Viendez nous voir, on vend de la bonne!

Aujourd’hui, c’est publicité. Hé oui, ça arrive de temps en temps, et accrochez-vous car il y a de bonnes choses à lire !

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La star de la journée, c’est avant tout Kanata Nash alias Frank Labat et son recueil de nouvelles Du début à la fin, paru aujourd’hui chez L’ivre-book.

« Entre déchéance et apothéose, conclusion et résurrection, extinction et renaissance… il n’y a souvent qu’une ligne ténue. Une limite fragile le long de laquelle le moindre faux pas peut décider du dénouement d’une action dans un sens ou dans l’autre.

En sommes-nous conscients ? Pouvons-nous réellement influer sur les évènements ? Où sommes-nous les jouets d’une partie truquée par le destin et qui se termine sans cesse par un éternel recommencement ? »

Une jolie « quatrième de couverture » qui donne envie, mais pour les plus difficile à convaincre, vous pouvez aller télécharger gratuitement et sans DRMs la nouvelle Naturalis, extraite du recueil. Et si vous êtes encore plus difficiles que difficiles, voici le trailer !

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La seconde star du jour c’est Jo Ann von Haff, dont le roman La Treizième concubine doit sortir d’ici quelques mois. À partir d’aujourd’hui, vous pouvez découvrir en lecture libre les trois premiers chapitres de son roman de fantasy, qui paraîtra aux éditions Plume en herbe (qui doivent changer de nom, il me semble, mais je ne voudrais pas dire de bêtises). Un sacré pas en avant pour l’auteur, qui a du mal à s’en remettre.

Alors la Treizième concubine, c’est quoi? Voici ce qu’en dit l’auteur:

« Si je devais expliquer cette saga, je commencerais par dire ce qu’elle n’est pas. Elle ne regorge pas de créatures surnaturelles. Il n’y a ni dragons ni licornes, ni Elfes ni Lutins, ni Orcs ni métamorphes. N’y cherchez surtout pas des sorciers et des enchanteurs, il n’y a pas de magie. Ne cherchez pas non plus de prophéties ou une héroïne qui se découvre des pouvoirs extraordinaires lorsqu’elle atteint ses seize ans. 

Mais puisque cette saga n’est rien de tout cela, je devrais peut-être vous parler de ce qu’elle est réellement. 
C’est une orpheline athée, illettrée, têtue et rancunière qui se voit prise dans le piège à force de n’en faire qu’à sa tête. C’est également une guerre fratricide qui s’éternise, une Déesse omniprésente, un roi empoisonné, une princesse héritière arrogante, un valet mystérieux. Elle compte également un roi barbare, un peuple guerrier, une historienne qui apparaît du rien, des concubines terrifiées, des contrastes frappants, des arcs et du sang facile. Et une besace de guérisseur qui ne quitte jamais l’épaule de sa maîtresse. Sauf une fois. Et quelle fois !
Cette saga n’est pas une comédie malgré quelques touches d’humour ; ce n’est pas une romance malgré les relations fortes qui y sont créées ; ce n’est pas un texte engagé malgré l’absurdité de cette guerre ; ce n’est pas une plaidoirie pour la religion malgré la présence forte d’une Déesse-Créatrice. Elle raconte l’histoire d’une orpheline qui se retrouve chez l’ennemi et plonge dans le mutisme pour essayer de sauver ce qu’il reste à être sauvé de son passé. 
Parce que oui : c’est l’histoire d’une héroïne muette. 

En 001, première année du millénaire des étoiles, une guerre fait rage depuis soixante-dix ans entre les royaumes de Laar et Galdan. La raison officielle est d’origine géographique : la cordillère des Dangham qui commence à Galdan coupe Laar en deux. Le roi de Galdan compte annexer toute la région enclavée dans les montagnes afin que son territoire occupe tout le nord du continent. Dans la vallée principale des Dangham côté laari, vit une orpheline silencieuse, têtue et illettrée. À l’âge de seize ans, à peine majeure, Fiha Lodan est la guérisseuse de son village depuis la mort de son père et de toute sa famille lors d’un attentat galdani lorsqu’elle n’était qu’un enfant. Lorsque la princesse Lika, premier ministre de Laar, fait son apparition dans la vallée, les villageois sont soulagés. Pourtant, Fiha déchante très vite : les plans de la citadine devrait les emmener loin de chez eux. La haine que voue la guérisseuse à la princesse va compliquer le cours de l’histoire des montagnes. Elle va devoir sauver sa peau d’une autre manière, loin de sa vallée, dans le harem du roi barbare de Galdan, où elle deviendra la treizième concubine. »