Alice

La lame danse sur ma peau, suivant le rythme de ma musique vitale.
Elle démarre lento, presque sensuelle ; comme la larme sur ma joue, elle prend son temps pour exprimer ma douleur.
Alors que les sanglots m’étouffent, me coupent le souffle, les entailles vont crescendo. Je me perds dans mon propre esprit et atteints les sommets du désarroi.
Mes yeux se retournent et je regarde le fond de mon crâne ; je ne sais pas si j’espère voir mieux cette chose, ce parasite qui dévore mes entrailles depuis des années.
La lame, douleur personnifiée, danse sur ma peau ; je ne suis pas suicidaire, je ne veux pas mourir: il y a déjà trop d’inconnues dans ma vie pour que je veuille partir vers une telle découverte.
Je veux juste comprendre, donner corps à ce monstre mythologique, à la frontière du dragon et de Méduse, qui niche dans mon ventre.
La lame, clé du mystère, danse sur ma peau et me révèle ce secret. Lorsque le sang coule, s’écrase au sol, rejoint mes larmes, je sais enfin pourquoi j’ai mal. Et ça soulage.

Parce qu’on a tous eu des moments difficiles…

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