Daniel

J’aurais aimé comprendre avant ce que je ressentais. Savoir à l’avance que je l’aimais, être touchée au coeur, transpercée par une évidence telle que je ne pourrais la refuser, la refouler…

Seulement voilà, je ne savais pas. Je ne le ressentais pas, je le vivais. Au jour le jour, je l’ai aimé, pour un instant, une nuit, une année; je l’ai aimé sans m’en rendre compte, sans réaliser, sans même y penser.

C’était petit, tout petit. Minuscule. Tellement infime que je ne savais pas moi-même que je portais en moi tant de grandeur, tant de dévouement. Tellement infime que je cherche encore à comprendre; mais le propre de l’atome, c’est d’être une unité insécable, je ne peux donc déplier cet origami de sentiment.

J’ai cru que ça n’était rien, que petitesse rimait avec insignifiance… Aujourd’hui j’ai appris que les rimes n’étaient pas que des sons, mais surtout des accords. Que les personnes vibraient sur la même fréquence, et que pour ça les mots et les démonstrations ne servaient à rien. Qu’il suffisait d’une toute petite chose, cachée au fond de nous. Insignifiante et confidentielle, et ainsi plus présente que toutes les autres…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s