Némésis

La bouteille entre les mains, elle boit sans trop savoir pourquoi. Les gorgées s’enchaînent, directement au goulot; de toute façon, il n’y a pas de verre. Les autres rient autour d’elle et elle rit avec eux, parce que c’est drôle, parce qu’ils ont tous bu, parce qu’elle est là pour ça. Peut-être veut-elle oublier qu’elle ne sait pas, qu’elle ne sait plus; peut-être veut-elle oublier qu’au contraire, elle sait parfaitement mais n’ose pas. Peut-être veut-elle seulement éviter d’en coller une à cette pétasse pseudo-suicidaire, éviter de lui montrer que la misère du monde va bien au-delà d’une berge de la seine ou d’un feu, que la douleur c’est une chose, qu’assumer ses erreurs en est une autre. Peut-être veut-elle l’oublier Lui, oublier qu’elle se sent coupable, nulle, malhonnête. Oublier les questions qui tournent dans sa tête, qui s’ajoutent l’une après l’autre à un tourbillon déjà tellement énorme qu’il lui file la gerbe, qu’elle se rebute elle-même.
Viennent les bras rassurants autour d’elle; douceur et désir, respect et envie; elle ne sait plus à qui sont les sentiments qu’elle ressent, à elle ou à l’autre?…
Peu lui importe au final, car avec les baisers viennent l’oubli, la fin des questionnements, de la colère, de cette envie de hurler. Avec les caresses s’envolent les problèmes, le ressentiment, la haine. Le plaisir balaie les prises de tête et elle s’oublie avec cette homme qu’elle connaît à peine. Après tout, pourquoi s’emmerder? Il la veut, elle le veut, c’est aussi simple que ça. Du moins, pour un temps.

La bouteille entre les mains, elle boit sans trop savoir pourquoi. Les gorgées s’enchaînent, directement au goulot; de toute façon, il n’y a pas de verre. Les autres rient autour d’elle et elle rit avec eux, parce que c’est drôle, parce qu’ils ont tous bu, parce qu’elle est là pour ça. Peut-être veut-elle oublier qu’elle ne sait pas, qu’elle ne sait plus; peut-être veut-elle oublier qu’au contraire, elle sait parfaitement mais n’ose pas. Peut-être veut-elle seulement éviter d’en coller une à cette pétasse pseudo-suicidaire, éviter de lui montrer que la misère du monde va bien au-delà d’une berge de la seine ou d’un feu, que la douleur c’est une chose, qu’assumer ses erreurs en est une autre. Peut-être veut-elle l’oublier Lui, oublier qu’elle se sent coupable, nulle, malhonnête. Oublier les questions qui tournent dans sa tête, qui s’ajoutent l’une après l’autre à un tourbillon déjà tellement énorme qu’il lui file la gerbe, qu’elle se rebute elle-même.Viennent les bras rassurants autour d’elle; douceur et désir, respect et envie; elle ne sait plus à qui sont les sentiments qu’elle ressent, à elle ou à l’autre?…Peu lui importe au final, car avec les baisers viennent l’oubli, la fin des questionnements, de la colère, de cette envie de hurler. Avec les caresses s’envolent les problèmes, le ressentiment, la haine. Le plaisir balaie les prises de tête et elle s’oublie avec cette homme qu’elle connaît à peine. Après tout, pourquoi s’emmerder? Il la veut, elle le veut, c’est aussi simple que ça. Du moins, pour un temps.

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