Prisci

Je me tourne et me retourne dans mon lit, au rythme des pensées qui tourbillonnent dans ma tête, sur le point d’imploser. Moi, elle, lui, eux, nous, Nous, tout, rien. C’est la ronde des soucis, la farandole des ennuis, le festival de la prise de tête ; je pèterais bien un mur mais j’ai trop peur de perdre ; trop peur de me heurter à lui comme je me heurte à son indifférence… C’est bien la peine de serrer les poings s’il n’y a que du vide à l’intérieur, rien à broyer, à exterminer, à faire disparaître…Je suis futile et je le sais, tu le sais, tout le monde le sait. Et alors ? J’emmerde tout le monde, j’emmerde le mur ; ou plutôt non, je ne l’emmerde pas, c’est bien là le problème, si encore je le faisais chier, il y aurait une réaction, mais là il n’y a que le néant, cette absence de réponse qui ajoute à ma détresse, qui me fait cruellement ressentir mon insignifiance. Il n’y a que le dédain, je ne suis même pas rien, je ne suis pas. Parce que Je n’est rien sans Elle, parce qu’Elle donne à Je un peu de substance, parce qu’avec Elle, Je devient un Soleil alors qu’il n’était que le vide, avec Elle, Je devient une étoile brûlante, mais comme les étoiles, Je peu à peu se consume, et la lumière disparaît ; et peu importe les conséquences pour les planètes alentour…

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