Alice Pervilhac: Qui? Quoi? Où?

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Une réflexion me vient: la meilleure manière de me présenter ne serait-elle pas de mettre un article en avant et de l’y laisser, afin que toute personne qui découvre ce blog puisse dès l’abord savoir qui je suis, sur quoi je travaille, et si, il/elle le désire, me contacter/me suivre? C’était une évidence, et pourtant, il m’a fallu du temps pour y songer!

Qui?

Je m’appelle donc Alice Pervilhac, jeune auteur encore non publiée, en plein travail sur son premier roman (sur lequel je vous renseigne un peu plus bas). J’aime rire, plaisanter, écouter de la musique, raconter n’importe quoi et partager mes bons plans, notamment en ce qui concerne l’écriture. C’est pourquoi j’ai créé une catégorie de page intitulée Guides d’écriture, qui rassemble toute les méthodes utiles pour écrire que j’ai pu trouver sur le web. Cliquez sur le lien et laissez-vous guider! ;)

Quoi?

Je l’ai dit, je travaille sur mon premier roman intitulé Demi-fée, pour le moment en tout cas. Il changera de titre quand j’en aurais trouvé un qui ait plus de cachet. Là, je me suis contentée de résumer l’état de mon héroïne, Aintza, qui a effectivement une mère fée et un père humain. Si ce roman vous intéresse, rendez-vous sur la page qui lui est dédiée!

J’écris également avec Les Vicariants, et j’espère vous retrouver sur le blog qui y est consacré!

Où?

Je ne vous donnerais pas mon adresse postale, j’ai peur de rentrer du travail pour trouver une foule de fans en délire et de groupies qui me lanceraient leur petite culotte. (Quoi, on peut rêver non?)

En tout cas, je suis sur Twitter, sur Facebook et j’ai même une adresse mail dédiée à l’écriture! undermyfeather@live.fr

Cette dernière reçoit plus de pubs que de vrais mails, mais elle attend vos messages avec impatience!

Voilà, à bientôt sur le blog, n’hésitez pas à laisser un commentaire sur les textes que vous retrouverez dans les catégories Fantasy, Science-fiction ou encore Prison!

Mes étapes pour la construction d’un récit.

Aujourd’hui, j’ai besoin de clarifier mes idées. Et comme rien n’est plus efficace pour cela que de faire un point compte-rendu, c’est ce à quoi je vais m’atteler. Et je le fais ici, parce qu’après tout, si j’ai un blog, c’est bien pour faire 36 15 raconte ta life, non?

Je me demandais donc pourquoi je n’arrivais jamais à finaliser un texte. Et puis je me suis dit qu’avant de finaliser, il fallait l’écrire, et que pour l’écrire, il fallait le construire. Et là vient la question cruciales: comment je construit mes textes, au juste? Ceci n’est pas du tout une question réthorique, je me la pose vraiment. Je n’ai pas la moindre idée de comment je m’organise. Donc revoyons ça ensemble:

D’abord, la pulsion. On en parlait il y a quelques temps avec mon amie Maureen (qui écrit mais qui reste discrète à ce sujet): pour moi, le premier mouvement d’un texte, c’est avant tout un besoin viscéral qui surgit, sortit de ma tête, mon cœur, mes tripes, que sais-je encore. C’est la traduction la plus primaire, la plus spontanée de mon état d’écrivain. Ma manière à moi de dire, comme Stephen King, que “tous ceux qui pratiquent leur art avec honnêteté persisteraient si leurs efforts n’étaient pas rétribués ; ils persisteraient face aux critiques, voir aux insultes ; menacés de mort ou de prison, ils ne renonceraient pas.” (Merci Julien pour la citation!)

Cette pulsion, c’est l’expression d’une partie de moi, qui ne répond ni à la logique ni à un quelconque sens du spectacle. Ça sort, point barre.

Des pulsions dans ce genre, j’en ai eu plein. Ça a donné des textes plus ou moins longs, plus ou moins intéressants. J’en ai jetés plein, qui étaient sans intérêt et que je ne comptait pas poursuivre. J’ai essayé d’en poursuivre plein, que j’ai finalement abandonné.

Alors pour ceux que j’ai réellement poursuivis – tels que Prison ou Demi-fée -, même s’ils sont en stand-by, quelle est l’étape suivante?

Je dirais que je poursuis deux chose en parallèle: le développement de mes personnages – via les fiches dédiées – et celui de l’univers dans lequel se déroule l’action – grâce au fabuleux World Quizz.

Les deux se déroulent en parallèle car ils interagissent: les personnages, leur vie, leur caractère, leur aspect physique, sont influencés par le monde dans lequel ils vivent. Toutefois, il arrive que je crée un personnage en tenant à certaines de ses particularités, auquel cas c’est le monde qu’il faut adapter au personnage… Et c’est loin d’être une mince affaire. Cette étape est de la plus haute importance car elle conditionne tout le travail d’écriture qui va suivre. Une fois que j’ai créé mon univers et que j’en ai fixé les règles, je suis obligée de les suivre, sous peine d’écrire un récit décousu et dénué d’intérêt.

En parallèle, je continue généralement à écrire. C’est une manière pour moi de garder l’impulsion première, de développer ce qui existe déjà, y compris mes personnages. généralement, ils ont déjà une personnalité bien à eux, il suffit juste que ej la découvre… Et cela passe par l’écriture.

En parallèle, le fait de remplir le World Quizz m’amène à créer tout un tas de documents annexes qui me servent de repères. Ainsi, pour demi-fée, j’ai créé un calendrier, un certain nombre d’arbres généalogiques, des comptes mythologiques, j’ai organisé la société en castes, j’ai créé un système monétaire…

Au fur et à mesure que je crée de nouveaux éléments, je les incorpore au récit, que je ne cesse jamais réellement d’écrire. Ils m’aident à faire avancer l’action et à enrichir l’univers que le lecteur découvre, et donc à pousser l’histoire en avant.

Quand j’en ressens le besoin – ce qui m’arrive périodiquement – j’arrête d’écrire et je relis l’intégralité de mon texte tout en le corrigeant. J’y apporte les corrections grammaticales et orthographiques nécessaires, je retravaille ce qui est bancal, tout en tenant compte des remarques de mes bêtas-lecteurs et des éléments nouveaux que j’ai pu apporter – et que j’ai moi-même découverts! – au fur et à mesure du développement du récit/de l’univers.

Au final, je me rends compte que contrairement à certains auteurs de ma connaissance (je pense notamment à Jo Ann) qui sont organisés à l’extrême (mais comment faites-vous?!) et qui pensent chaque élément de leur récit à l’avance, en ce qui me concerne, cela reste très spontané. Je n’imagine pas de dissocier l’écriture à proprement parler et la préparation que cela nécessite, pour moi, ces deux éléments se nourrissent l’un de l’autre et doivent rester étroitement liés si je veux rester productive…

De l’importance de se sentir soutenu(e)

Il y a quelques jours, mon amie et consœur Cécile Courtois me confiait son besoin d’écrire pour les autres, et non pour elle seule. Un besoin que je comprends fort bien puisque j’y suis aussi soumise.

Il serait aisé de dire “on s’en fout, on fait ce qu’on veut”, mais rien ne serait plus faux. Premièrement, parce que quand on écrit un roman, la seule chose qui correspond à “ce qu’on veut”, ce sont les bases qu’on pose et qui représentent autant de faits à prendre en compte pour l’évolution de l’histoire. Mais aussi, et surtout, parce qu’on écrit pour être lu. Et si on considère – nous ou nos lecteurs – que notre texte est mauvais ou médiocre, alors on a du mal à continuer et à trouver la motivation nécessaire pour terminer un roman.

C’est simple, me direz-vous, si ça n’est pas suffisamment bon, il suffit de retravailler. Certes, mais quand on a fourni des heures de travail pour un texte, en ayant une idée bien précise en tête, et qu’on a donné le meilleur de nous même, on est parfois tellement découragé de voir que le résultat n’est pas celui que l’on espérait qu’on n’a plus le courage de réécrire. De plus, les critiques sur nos textes sont parfois acerbes et absolument pas constructives (“c’est nul!” ; “franchement si c’était pour faire ça t’aurais dû t’abstenir” et j’en passe…). Et dans ce genre de cas, même si on sait qu’elles proviennent de rageux frustrés et jaloux, ces critiques nous atteignent et nous blessent profondément, nous faisant perdre toute confiance en nous-même.

C’est pourquoi l’entourage d’un écrivain est plus qu’important. Il est nécessaire, en tant qu’auteur, de pouvoir partager sa passion avec d’autres.

Ces “autres” peuvent être eux-mêmes auteurs: ils sont d’excellents interlocuteurs car ils ont dû faire face aux même problématiques que nous et peuvent nous apporter des réponses. Ils peuvent également être de “simples lecteurs” lambda qui n’écrivent pas, et donnent un point de vue totalement différent de celui des auteurs. Car, ne vous y trompez pas, se mettre à écrire modifie radicalement votre point de vue sur vos lectures. (Du moins, ça a été mon cas!)

Enfin et surtout, vous pouvez échanger au sujet  de vos textes avec votre famille.

Bien des auteurs ne s’y risquent pas, ayant trop peur du jugement que leurs proches peuvent porter sur leurs écrits, ou sachant que cela ne les intéresse tout simplement pas. Pour ma part, j’ai mis du temps avant d’en parler à ma famille. Je savais que ma mère, si elle avait été encore en vie, m’aurait soutenue de manière inconditionnelle et encouragée du mieux qu’elle le pouvait. Mon père, c’était une autre paire de manche, et je craignais tellement qu’il ne me croie pas capable d’écrire de bons textes que j’ai longtemps retardé l’échéance. Je dois également préciser que mon père est connu pour être d’une franchise légendaire, dénué de la moindre diplomatie, et ce n’était pas fait pour me rassurer. S’il n’aimait pas, il ne prendrait pas de pincettes pour me le dire.

Quand enfin, je lui ai dit que j’écrivais et que j’aimerais être un jour publiée – avant la création de ce blog – il a éclaté de rire et m’a répondu “Tu crois vraiment que quelqu’un voudra te lire?!”. Comme si c’était totalement absurde.

Merci, papa.

C’est à cet instant que j’ai réalisé à quel point, malgré mes relations pour le moins conflictuelles avec lui, ce que mon père pensait de moi m’importait. Cette réplique pleine de dédain m’a touchée en plein cœur et m’a découragée pour un certain temps, jusqu’à ce que je me décide à poster certains de mes textes sur des forums, où j’ai eu des retours positifs et des encouragements chaleureux.

Deux ans après, au terme d’une énième dispute, j’ai rappelé ses paroles à mon père, et je m’en suis donnée à cœur joie pour lui faire savoir que oui, il y avait des gens qui voulaient me lire, et même qui me trouvaient talentueuse. Ce qu’il avait pris pour une lubie d’adolescente, au même titre que ma période “je veux être chanteuse” (merci la Star ac’) était bien plus que cela et revêtait une réelle importance à mes yeux. Deux semaines plus tard, il m’appelait et me disait “Je viens de voir une annonce, les éditions Amalthée cherchent de nouveaux auteurs!”

Je n’irais pas chez Amalthée, même quand mon roman sera fini, mais merci, papa. Excuses acceptées.

Tout ça pour dire que nous autres, auteurs, sommes très sensibles à l’avis des gens que nous aimons sur nos textes. Alors, si quelqu’un, dans votre entourage, écris ou aimerait écrire, ne vous moquez pas de lui/d’elle, même gentiment. Offrez-lui votre soutien, car c’est le meilleur des moteurs.

Ma toute première interview!!!

Et c’est Julien Perrin qui m’en a fait l’honneur et le cadeau (puisqu’il l’a publiée le 25 décembre!).

Vous pouvez retrouver cette interview ici et n’oubliez pas au passage de faire un tour complet du blog de Julien, qui présente là-bas ses œuvres et tout un tas d’autres auteurs. :)

Merci encore à lui pour s’être intéressé à moi!

Premier récap sur mes deux NaNo!

Comme vous le savez (ou pas), hier a débuté le NaNoWriMo. Challenge certes intéressant, mais nous y reviendront un peu plus tard.

En parallèle, et comme je l’ai déjà dit, l’auteur Charlotte Boyer a lancé son propre NaNo, qui a les mêmes règles que le NaNo original, à ceci près qu’il s’agit d’écrire 1000 mots (et non 1666,6) et qu’on peut travailler sur un roman déjà entamé. C’est pourquoi j’ai choisi Demi-fée, qui est depuis longtemps en chantier, et qui est qui plus est mon Challenge Premier jet CoCyclics. Je désespérais de le réussir, mais si je me tiens à ce NaNo, c’est jouable!

Mais c’est un challenge qui commence mal car, hier, je n’ai écris que 794 mots…. Faute excusable, je pense, car je déménage le week-end prochain, et c’est du travail! Je compte bien me rattraper aujourd’hui! Ceci dit, ça me donne un compte total de 10 368 mots alors que j’en prévois environ 70 000. Je n’ai pas trop mal avancé…

11553 / 70000
(16.5%)

Le NaNo originel, maintenant. Celui-ci a mieux démarré, dans un premier temps, que l’édition CB. 1686 mots au lieu de 1666,6, j’ai même une très légère avance sur le planning! Mais il ne s’agit que du tout début du roman, et c’est toujours le plus facile à écrire (pour moi en tout cas.) Espérons que ça continue aussi bien!

3402 / 50000
(6.8%)

Le NaNo, version Charlotte Boyer

Nombreux sont mes amis auteurs qui participent au NaNoWriMo, le vrai, le pur, l’original. Ceci dit, personnellement, j’ai déjà 25000 projets en friche et je ne me vois pas en recommencer encore un.

Fort heureusement, l’auteur Charlotte Boyer a décidé que c’était bête, cette règle de n’avoir rien écrit, et n’en fait qu’à sa tête!

Elle a donc créé un événement Facebook pour que ceux qui veulent faire comme elle, à savoir s’engager dans un NaNo sur un roman déjà entamé, puissent le faire…

Donc comme mes copinautes/collègues auteurs Julien Perrin, Terhi Schram et Jo Ann, je m’en vais tenter d’écrire 1000 mots par jour pendant le mois de novembre, le but étant d’avoir terminé mon roman à la fin du mois.

C’est sans surprise que je précise que je me lance dans ce NaNo avec Demi-fée… Je vous tiendrais donc au courant de l’avancement du chantier, je pense, tous les mercredis. (Mais vous me connaissez, moi et la régularité…)

Orage sur Paris…

Le tonnerre gronde, pas si loin, tandis que la pluie se déverse sur les murs gris de crasse. Lorsque l’éclair tombe et qu’éclate le Ciel, sa colère résonne contre les immeubles qui s’élèvent en rangs serrés, maussades et tristes.

Ma première pensée est que je n’ai pas de parapluie, et si l’averse ne cesse pas, je rentrerais trempée ce soir. Puis je goute avec délice la douce chaleur que la radiateur diffuse, heureuse d’être, pour l’instant, à l’abri.

24. Écrivez vous « porte ouverte » ou « porte fermée » ?

24. Écrivez vous « porte ouverte » (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou « porte fermée » (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?

Clairement porte ouverte! J’ai besoin de retours, d’être rassurée, de savoir que ce que j’ai déjà écrit est “lisible”. C’est une question de confiance en moi, ou plutôt d’absence de confiance en moi: il arrive toujours un moment où je suis persuadée que mon texte est nul, mais j’ai tout de même la présence d’esprit de me dire que je ne suis pas objective. Aussi avoir un avis de lecteur me permet de remonter mon estime pour mes textes.

De p^lus, depuis que j’ai découvert CoCyclics, j’ai des retours très complets qui me pointent des éléments précis, ce qui est extrêmement constructif et aide énormément à avancer dans la rédaction.