Qui êtes-vous, et qu’avez-vous fait de Cécile ?

Quand je me suis lancée dans la lecture de Nordie – partie 1 : Guilendria, l’auteur était loin de m’être inconnue. Dans un pas si lointain passé, j’avais bêta-lu d’autres de ses textes aujourd’hui publiés, comme Mère-Fée ou Ève aux sables dormants.

J’avais donc une idée assez arrêtée de son style, ainsi que de son univers plein de poésie, de romantisme et de happy-ending.

En ce qui concerne le romantisme, je ne suis pas perdue. Je retrouve également l’amour de l’auteur pour la fantasy et les univers médiévaux bien construits, illustrés par un vocabulaire adapté, un monde pensé dans les détails, et des personnages en adéquation avec leur époque.

Et quelle époque ! Un temps de mariages arrangés, d’escarmouches incessantes et d’inégalité totale entre hommes et femmes. Un véritable retour au moyen âge qui me dépayse complètement, moi qui m’attendais à entendre conter fleurette et à un mariage féérique.

J’ai aimé le style de l’auteur, qui a beaucoup évolué depuis la dernière fois que j’ai lu un de ses textes. Fluide et délié, parfois appuyé mais jamais outrancier, il utilise un vocabulaire médiéviste qui nous immerge dans l’univers de Nordie, de Guilendria, de Deijan et d’Ifhorast.

L’alternance des points de vue permet de mieux comprendre les deux personnages principaux et leurs interactions, et donc de mieux s’attacher à eux.

Le seul léger bémol qui m’ait interpellée sont les redites occasionnelles concernant certains événements ou sentiments vécus par les protagonistes, évoqués à plusieurs reprises au cours de chapitres différents. Rien de bien méchant toutefois.

En conclusion, une excellente surprise où l’aspect romantique – voire érotique ! – bien présent ne m’a pas empêchée d’apprécier l’univers.

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Contrastes et paradoxes

Nous logeons en plein quartier des ferrailleurs. Levés à midi passé après avoir épongé la fatigue du voyage, nous partons donc pour notre expédition de la journée cernés par des moteurs, des boîtes de vitesses et de vieux véhicules entassés sur les trottoirs et dans les boutiques. Entre deux éléments métalliques s’intercalent plantes, arbres et petits bassins d’agrément. Les trottoirs sont les jardins de chacun.

Nous cherchons à rejoindre le fleuve, mais nous sommes vite perdus. Un rabatteur atteint son but et parvient à nous vendre, trop cher, un tuc-tuc qui nous emmènera au mauvais endroit.

Rien de très grave, nous continuons à pieds et découvrons les merveilles cachées de cette ville démesurée. Ainsi, au coeur d’une foule pressée, grouillante, épuisante, une impasse abrite une oasis de calme et de sérénité, un petit autel où le bruit de l’eau est presque le seul à se faire entendre.

Nous découvrons enfin l’embarcadère d’où partent les balades sur les khlongs, les canaux de l’Ouest de Bangkok où l’on peut constater les contrastes entre les niveaux de vie des locaux. Là, des belles villas, qui seraient déjà respectables en France, côtoient les constructions de bric et de broc, planches, palettes, tôles, vieilles affiches publicitaires, qui sont les lieux d’habitation d’une grande partie de la population.

Au détour des canaux, on croise également des temples magnifiques et leurs moines vêtus de couleurs chatoyantes, des Thaïs qui se baignent dans les eaux troubles sans se soucier des déchets qui y flottent, et parfois un caïman qui nage paresseusement.

Après la balade, un nouveau tuc-tuc – dont nous négocions le tarif, cette fois! – nous conduit au Pak Khlongs Market, magnifique marché aux fleurs où les odeurs entêtantes de jasmin, lotus, rose, ajoutent à la beauté du lieu et des couleurs. Certains en profitent pour se reposer…

Retour à pied – un peu long pour mes pauvres épaules qui portent notre fils depuis plusieurs heures – jusqu’à la guest house en passant par le quartier chinois. L’occasion de photographier un autre paradoxe, où comment des gens qui vivent entre quatre planches peuvent s’offrir des voitures… Plutôt pas mal.

Enfin rentrés, nous dégustons  jus de fruits frais, brochettes de viandeet nouilles sautées grapillés sur le chemin, en profitant de la climatisation qui nous rafraîchit après cette nouvelle journée de moiteur.

Bangkok

  • La sortie de l’aéroport a été rude… Après plus de 18 heures de voyage dont 14 en avion, passage de la douane, récupération des bagages, change des euros vers les hauts… Et sortie dans une chaleur torride et moite, une atmosphère gorgée des odeurs de milliers de voyageursen transit et des véhicules dans l’attente de leurs passagers.

Nous prenons un taxi direction la guest house ; la communication est difficile, ici l’anglais est tout juste baragouiné. Dans la ville de nuit, tous épuisés et plus particulièrement notre fils, 4 ans et une patience d’ange, nous sommes surpris par notre premier contact avec cette ville du bout du monde.

Nous traversons d’abord un quartier d’affaires qui pourrait presque appartenir à Paris… Mais l’alphabet, incompréhensible pour nous, des affiches publicitaires, les panneaux à la gloire du Roi et de Buddha, nous détrompeur : nous sommes bien en Thaïlande.

Nous arrivons enfin dans le centre-ville. Ici, le sol est trop humide pour enterrer les câbles. C’est partout un enchevêtrement incroyable, comme si Aragog avait tissé sa toile au-dessus des routes, des trottoirs, face aux fenêtres.

Personne n’en est étonné mais mes habitudes d’Européenne me chuchotent : « Et si un câble tombe ? On pourrait s’électrocuter… »

La guest house est propre, claire, lumineuse, l’accueil charmant. Le Routard n’avait pas menti, enfin un havre de paix après toutes ces turpitudes… Nous posons nos affaires et prenons une douche fraîche, heureux d’être débarrassé s de la crasse du voyage.

Reste encore à dîner ; le dernier repas est loin !

Direction China Town, où à 23 heures passées les rues sont toujours grouillantes de monde et de vies. Ici, les touristes sont connus et remarqués. Taxis et tuc-tuc nous font signe mais nous sommes heureux de nous déposer les jambes et nous refusons l’offre avec le sourire.

Ici, c’est le règne de la street food, et les trottoirs sont encombrés de gargottes proposant fruits, brochettes et nouilles… Nous regrettons d’avoir laissé nos portables dans la chambre car nous ne pouvons rien photographier.

Nous choisissons enfin un endroit pour manger, suivant le conseil d’un ami : « Si les Thaïs y vont, c’est bon! ».

Attirée par la sea food, je commande un Dim sum. « Not spicy! » massure la tenancière. Qu’est-ce que ça doit être quand c’est relevé…

Rassasiés de nourriture, de lumière et de vie, nous rentrons enfin nous coucher pour une nuit de 12h… Demain, nous irons voir le fleuve.

Bangkok J-3

Entre check-list pour le départ et préparation du voyage, les journées sont chargées.

Décollage lundi soir pour trois semaines au pays du sourire et des éléphants, où le temps sera plus clément, nous l’espérons, que dans notre Normandie.

L’occasion sur ce blog de créer une nouvelle série intitulée « carnet de voyage » pour partager avec vous, en textes et en images, ce séjour qui promet de beaux souvenirs…

Relecture, etc.

La reprise s’est faite en douceur par une relecture de tous les textes en attente. Ça en fait, des personnages à l’abandon… Elenos et Laure ont eut ma préférence pour me remettre véritablement à écrire, en raison d’une trame déjà bien construite.

Bon, on ne change pas une équipe qui gagne, par conséquent après création du document V2, relecture intégrale et corrections idoine, j’ai écrit une dizaine de pages et… j’ai commencé à m’éloigner du scénario prévu.

Ce « start over » après plus de trois ans d’absence étant peut-être l’occasion de mettre en place un peu de méthode et de rigueur, je me tâte à corriger ce texte pour revenir au scénario de base.

Et en même temps, jusqu’à maintenant, l’indépendance de mes personnages m’a souvent amené du bon… Affaire à suivre.

Trois ans et demi

Trois ans et demi.

Pas un mot. Ni sur ce blog, ni ailleurs. Pas une goutte d’encre sur le papier.

Une très longue pause, due à… Pas mal de choses. La naissance de mon fils, essentiellement, et tous les bouleversements qui s’ensuivent.

Grosse remise en question.

Grand retour de mes démons.

Je suis désolée d’être partie. Désolée d’avoir quitté, sans un mot, ce havre d’expression qui nous liait.

J’aimerais être fière et courageuse, mais face au danger, je fuis. Mais où fuir quand le danger est en soi-même ? Dans le silence.

Je reprends la plume. Doucement, mais sûrement.

 

À l’ouest… du nouveau !

Rien depuis la mi-Août.

Les amis, vous avez dû vous inquiéter, mais je vous rassure : je suis tellement débordée que j’ai même du mal à donner des nouvelles à ma famille !

Vous savez que je chronique sur [Espaces Comprises]… Eh bien ça y est, le site a eu un an hier ! Et on en a fait, du chemin, en 365 jours. De site d’auteurs galériens pour d’autres auteurs (à vous de voir si vous êtes galériens ou pas), nous sommes devenus une association. Cette création m’a pris un peu de temps… Eh oui, il ne suffit pas de décréter qu’on est une association loi 1901 pour le devenir, il y aussi des démarches administratives !

En parallèle, je me lance dans le NaNoWriMo 2013 avec Lignage, la suite d’Arimaspes. Pour être prête pour ce challenge, j’ai repris la méthode du flocon qui m’a servi à mettre au propre ce que j’avais déjà en tête. Grâce à cela, j’ai facilement fais mon quota de mots des deux premiers jours !

Je vous tiens au courant du reste très bientôt !

Nouvelles du front

Eh non, je ne suis pas morte!

Ça vous surprend, n’est-ce pas? Il faut dire que ces derniers temps, j’ai été un peu absente. Ce n’était pas vraiment le moment, puisque j’ai disparu peu après la publications dArimaspes, dont les ventes marchent plutôt bien, au demeurant. Pas tip-top pour la promo, j’admets. En même temps, j’ai une excuse en or… Démonstration en image :

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Mon livre est donc sorti le 22 Avril, et le 29 mai suivant, j’accouchais de mon fils. Depuis, vous vous en doutez, j’ai été plutôt bien occupée, et l’écriture de la suite en a souffert… Pourtant, je vous assure j’y travaille!

Il faut dire également que suite à  ma grossesse, j’ai renoué avec une passion « de jeunesse » (pas que je sois très vieille, mais ça faisait un bout de temps…) : le tricot ! Ça a fait beaucoup rire mes cousins, qui m’ont appelée « Mamie Alice » pendant toute la veillée de Noël 2012 parce que je tricotait une gigoteuse. Que je n’aurais jamais utilisée, finalement, puisque je n’ai jamais posé les boutons, que la doublure en tissu est ratée et qu’elle tient vraiment trop chaud. Et puis parce qu’on m’en a donné deux qui sont très bien.

Bref, j’ai été très occupée à finir mes projets de layette entamés avant la date programmée pour la césarienne. Et depuis que je fais autre chose que des écharpes, je ne peux plus m’en passer! Et je me suis lancée dans le tricot pour les grands, ce qui fait le bonheur de mon homme.

Tout ça pour dire que, sans vous soûler avec mon tricot, j’ai plusieurs projets en tête, et pas seulement pour l’écriture… Et la fin du congé maternité est pour le 27 août, donc je vais continuer à être un peu absente, malheureusement… Mais je suis toujours là, et Arimaspes 2 est toujours au programme!

Non, ça ne se mange pas (et autres digressions)

Trois semaines aujourd’hui qu‘Arimaspes est disponible dans les librairies numériques, et je me fais un plaisir de compiler les réactions des lecteurs.

Que ce soit sur leur blog ou sur Amazon (seul site de vente où la nouvelle a obtenu des critiques, pour l’instant), les commentaires, jusqu’à maintenant, sont positifs et se rejoignent.

Au palmarès des « moins », on retrouve notamment la longueur du texte: trop court! Je l’admets, il y avait largement matière à développer. Et c’est là le second reproche des lecteurs: que de questions restées sans réponses…

À cela j’ai plusieurs choses à répondre: certes, le texte est court. C’est ce qui explique son prix de vente. Mais il était à l’origine destiné à l’AT d’un autre éditeur, auquel il n’a finalement jamais été envoyé… Le thème de l’AT était la romance avec un être surnaturel.

Or la romance, j’ai fini par la « squizzer » un peu… Néanmoins, et même si j’ai eu l’occasion de rallonger mon récit pour en faire un véritable roman, j’ai tenu à le laisser ainsi. D’abord parce que c’était un excellent exercice pour moi, qui suis capable de m’étaler sur des pages et des pages rien que pour décrire mon univers, et ensuite parce que j’ai considéré que cette histoire, en particulier, était complète. L’histoire des Arimaspes reste pleine de trous, et les questions sont nombreuses, mais cette nouvelle parlait d’abord d’Aiakos et Clémence. Or cette histoire-là touche bel et bien à sa fin.

De plus, il me faut bien l’admettre, je manquais moi aussi de réponse lorsque j’ai eu fini d’écrire cette nouvelle. Elle était assez fade au début et a pris de la profondeur au fur et à mesure des bêta-lectures et des réécritures, puis avec l’intervention de mon éditeur qui portait un regard totalement neuf (contrairement aux bêta-lecteurs, qui avaient lu la toute première version) sur ce texte et qui y a décelé des éléments dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Par ses remarques, ses questions, ses suggestions, il m’a amenée à creuser un univers dont je ne saisissais pas toutes les potentialités. Plutôt paradoxal quand on pense que c’est moi qui l’ait créé.

Si j’ai essayé de répondre à certaines de ces interrogations, j’ai aussi conclu que si je tenais à garder l’histoire de Clémence telle quelle, il me faudrait forcément écrire une autre histoire pour parler des Aris. Et c’est là ma principale réponse aux « reproches » des lecteurs: il y a une suite! Une suite qui sera plus longue et qui apportera des réponses. Ces réponses, je les découvre petit à petit, alors pour le moment vous n’aurez pas le moindre indice.

Mais ne nous concentrons pas sur ces « points négatifs »: il y a aussi des « plus »! Et notamment l’univers et le style.

Apparemment, mon Paris alternatif a séduit les lecteurs, l’une d’entre eux le qualifiant même de « néo-rétro-futuriste » et faisant le rapprochement avec la mouvance Steampunk. Grosse (et très bonne) surprise pour moi, je n’y avais pas songé un seul instant. Cette même lectrice y voit des similitudes avec l’univers d’Adèle Blanc-Sec. Ma culture cinématographique étant proche du néant, il va falloir que j’aille voir ça. Au passage, je répondrais à la question essentielle qu’elle s’est posée: non, un Arimaspe, ça ne se mange pas. Enfin je crois, mais si tu as une bonne recette dans un coin…

Le style, ensuite, qualifié à plusieurs reprises d' »agréable » et « fluide ».  Des compliments qui me font extrêmement plaisir car je connais ma propre tendance aux lourdeurs, incises à répétition et autres tournures alambiquées. J’ai essayé d’écrémer au maximum, mais je n’étais pas sûre d’y avaoir réussi : jusqu’au dernier moment, j’ai modifié des phrases pour les alléger!

Bref, au final je suis plutôt heureuse de ce « premier bilan »: de bonnes ventes et des critiques tout aussi satisfaisantes… J’attends de recevoir encore plus d’avis de lecteurs, bons ou mauvais! (D’ailleurs, si vous souhaitez plutôt me donner votre avis en privé, vous pouvez le faire par email à cette adresse: undermyfeather@live.fr)